57% des urbains seraient prêts à quitter la ville s’ils en avaient la possibilité

Fanny Agostini
Fanny Agostini et son mari Henri Landes, interviewés par Cécile de Ménibus et Patrick Roger dans "L’invité de l’actu" sur Sud Radio, à 8h10. Sud Radio

Fanny Agostini et son mari Henri Landes étaient "Les invités de l’actu" dans la matinale de Sud Radio du 3 mai animée par Cécile de Ménibus et Patrick Roger. Ils reviennent sur le sondage réalisé par leur fondation "LanDestini, retour à la terre", selon lequel 57% des urbains seraient prêts à quitter la ville s’ils en avaient la possibilité.

Fanny Agostini : "La motivation première c'est la qualité de vie"

Selon un sondage réalisé par la fondation "LanDestini, retour à la terre", 57% des urbains seraient prêts à quitter la ville s’ils en avaient la possibilité. Pour Fanny Agostini, cofondatrice de la fondation, "c'est un sondage révélateur : ce n'est pas une nouveauté, ni un scoop, mais la tendance se renforce très clairement. Et c'est, toutes catégories sociales confondues, ceux qui ont les moyens de le faire et ceux qui ne les ont pas forcément. Cet élan va sans doute faire mentir les démographes en France, qui disent que dans les années 2050, on sera plus de la moitié à vivre dans les grandes agglomérations, ce qui n'est pas forcément l'envie des Français".

La réalité est pourtant une concentration urbaine de plus en plus forte. Qu'est-ce qui donne aux Français l'envie de retourner à la terre ? Selon Henri Landes, "c'est cette qualité de vie, être proche de la biodiversité, l'air pur, la qualité de l'eau, le manque de pollution sonore et lumineuse".

Le problème, c'est qu'il faut se donner les moyens de pouvoir quitter la ville, souvent un travail, et repartir à la campagne. "La motivation première c'est la qualité de vie explique Fanny Agostini. En ville et notamment dans les grandes villes, on est soumis à une forte pollution sonore. Les nouvelles pathologies que l'on découvre, le stress, la dépression, sont liées aussi à un manque de nature. On n'est pas fait nous humains pour vivre avec les seuls représentants de notre espèce ou alors avec quelques rats et pigeons, on est fait pour une intercomplémentarité. On a besoin des oiseaux, des insectes, d'avoir une diversité autour de nous".

"Avec notre fondation, on va aider les personnes qui veulent se reconvertir dans l'emploi et retrouver la nature"

Habiter à la campagne, c'est beaucoup de chance mais aussi des difficultés rappelle Patrick Roger. Il y a de moins en moins de services publics, c'est de plus en plus cher de pouvoir se déplacer en raison des hausses du prix des carburants. "Le sondage dit que le premier frein c'est le service public, puis le transport puis l'emploi rapporte Henri Landes. La première chose à savoir c'est que le logement n'est pas plus cher dans la ruralité et au contraire, c'est beaucoup moins cher. Et si on relocalise notre consommation alimentaire, on baisse aussi les frais. Sur le moyen terme, c'est moins cher. En revanche la question du transport est primordiale.

Il faut aider les gens à franchir le pas. Avec notre fondation, on va aider les personnes qui veulent se reconvertir dans l'emploi et retrouver la nature et la campagne, avec différents moyens. 

On est persuadé que de nouveaux métiers sont en train de se développer, qui régénèrent l'environnement plutôt qu'ils le dilapident comme c'était le cas ces dernières années. Tous ces nouveaux modèles économiques qui permettent de restaurer le patrimoine naturel vont permettre de créer de l'emploi". 

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Retrouvez "L’invité de l’actu" du lundi au vendredi à 8h10 sur Sud Radio, dans la matinale de Cécile de Ménibus et Patrick Roger.
 

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