500 ans de Léonard de Vinci : terrain d’une réconciliation franco-italienne ?

Matteo Ghisalberti, rédacteur en chef de Putsch, le nouveau média franc-tireur, était "L’invité de l’actu" dans la matinale de Sud Radio du 2 mai 2019 animée par Cécile de Ménibus et Patrick Roger. Il revient sur les 500 ans de Léonard de Vinci et les relations franco-italiennes.

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"Il a été question de prêter des tableaux de Léonard de Vinci au Louvre pour la grande exposition, mais ça n'a pas été accepté par le nouveau gouvernement"

Le 2 mai 2019, jour du 500e anniversaire de la mort de Léonard de Vinci, Emmanuel Macron reçoit en Touraine le président de la République italien Sergio Mattarella. Les 500 ans de Léonard de Vinci sont-ils un terrain d’une réconciliation franco-italienne, après les tensions des derniers mois ? Selon Matteo Ghisalberti, "il a été question de prêter des tableaux de Léonard de Vinci au Louvre pour la grande exposition dédiée à ce génie de la Renaissance, mais ça n'a pas été accepté par le nouveau gouvernement en place, car le précédent gouvernement n'avait pas posé de conditions à la France pour recevoir ces tableaux. C'est une source de conflit, d'autant plus que lorsque Macron a été interviewé par l'un des présentateurs phares de la télé publique italienne il y a quelques mois, il avait annoncé la visite d'aujourd'hui du président de la République italienne Sergio Mattarella. Les Italiens et le gouvernement, surtout, se sont sentis un peu mis de côté".

On se pose toujours une question : quel est le rôle du président Sergio Mattarella ? On entend toujours parler du gouvernement, avec Salvini, mais à quoi sert le président ? "Le président de la République italienne est le garant de l'unité nationale, il est le chef des forces armées. Il promulgue les lois, donc il peut s'opposer, dans certaines conditions, à la naissance d'une nouvelle loi. Par exemple, il vient de signer la loi sur la légitime défense : désormais en Italie, si on est agressé par un voleur chez soi, on pourra répondre plus facilement pour se défendre."

Entre la France et l'Italie, "les tensions sont extrêmement plus limitées par rapport à il y a quelques semaines"

Où en sont les relations franco-italiennes ? "L'impression que j'ai eue quand j'ai interviewé Matteo Salvini, il y a une semaine, dans le magazine 'Putsch', c'est que les tensions étaient extrêmement plus limitées par rapport à ce qu'elles étaient il y a quelques semaines, parce qu'il a dit qu'avec la France aussi, on pouvait coopérer, surtout sur des terrains comme celui de la sécurité. 

Les points de tension les plus importants sont liés à la Libye et à la situation en Afrique. L'Italie a une vision plus globale et ne voudrait pas vivre un autre 2011 après les bombardements voulus par Sarkozy."

En toile de fond, Emmanuel Macron qui se présente comme le leader des progressistes en Europe face aux nationalistes représentés notamment par Salvini. "Il faut aussi se rappeler que la Ve République arrive jusqu'aux Alpes. Au-delà, il y a des systèmes parlementaires où le président ou même un ministre, ne peut tout faire ou tout dire."

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