"40 euros dans la caisse hier. On ne va pas tenir": début de saison difficile pour les restaurants et hôtels

C’est le début de la saison estivale pour le secteur du tourisme. Les restaurants, les hôtels sont ouverts au public depuis le 2 juin mais la reprise est timide. Les touristes se font attendre, les perspectives de réservations sont en dessous des années précédentes et le chômage partiel reste de mise.

Un serveur place de la Bastille à Paris. (ERIC PIERMONT / AFP)
Reportage Sud Radio de Stéphane Burgatt

 

Touriste, es tu là? Les registres sont presque vides, même dans des secteurs exposés comme l’Hôtel Carré du Vieux port, de Nicolas Guyot:

"Nous n'avons pas beaucoup de monde dans nos établissements, on repart difficilement, on continue à utiliser le chômage partiel... On attend nos clients. Aujourd'hui, on les compte presque sur les doigts d'une main. Sur la région, on est à un emplissage entre 10 et 20% de nos établissements" - Nicolas Guyot, Hôtel Carré - Vieux port de Marseille

 

"15 euros depuis ce matin..."

Un secteur événementiel à l’arrêt et un aéroport au ralenti… Les conséquences sont alarmantes pour les restaurateurs du centre-ville, comme Fabrice:

"Les terrasses ne se remplissent pas, on est à vide. Hier, on était vides. Là, au moment où on parle, on a deux cafés, je suis en plein service et j'ai pas d'assiette. Depuis ce matin, on est à 15 euros de chiffre. Hier, on a fait 40 euros dans la caisse. Nous, on ne va pas tenir" - Fabrice, restaurateur

 

Le tourisme représente 1,3 milliard d'euros de retombées annuelles pour la ville, mais cette année le compte n’y sera pas, redoute le directeur de l’office de tourisme, Maxime Tissot:

"On a à peu près trois millions de touristes qui viennent sur la période d'été. On sera beaucoup moins, les réservations sont en train de tomber mais elles ne sont pas pléthoriques... On va perdre au bas mot 500 millions d'euros dans l'histoire" - Maxime Tissot, office de tourisme de Marseille

 

La ville est également pénalisée par la suspension des escales de croisiéristes qui reprendront à un rythme réduit, fin août dans le meilleur des cas.

 

(ERIC PIERMONT / AFP)