Rugby - FFR : la commission d'appel paralysée après une 7ème démission

L'affaire Laporte a fait une nouvelle victime (Franck Fife / AFP).
L'affaire Laporte a fait une nouvelle victime (Franck Fife / AFP).

La commission d'appel de la Fédération Française de Rugby a déploré ce mardi une septième démission dans ses rangs depuis le début de l'affaire de favoritisme présumé qui touche le président de la FFR, Bernard Laporte.

Plus de la moitié des membres de la commission d'appel (7 sur 13) ont démissionné depuis le début de l'affaire Laporte et les pressions présumées du président de la FFR sur la commission pour réduire des sanctions prises contre le club de Montpellier. Le journal L'Équipe a révélé ce matin qu'un septième membre, Me Jean Ormières, magistrat à Perpignan, a déposé sa lettre de démission ce mardi en expliquant «être pris dans une situation qui le dépasse et qui pose problème à sa hiérarchie».

Du coup, la juridiction se retrouve paralysée par cette affaire et ne peut désormais qu'étudier les appels concernant le rugby amateur. Par conséquent, des joueurs professionnels se retrouvent bloqués à l'image du deuxième-ligne parisien, Abdellatif Boutaty, qui ne sait toujours pas s'il peut être JIFF ou non (joueur issu des filières de formation). Même blocus pour le deuxième-ligne clermontois, Flip Van der Merwe, suspendu sept semaines par la commission de discipline de la LNR après son carton rouge en demi-finale, qui attend d'être rejugé en appel. 

«Pour les clubs pros, on ne veut pas que nos décisions soient soumises à des interprétations, donc on attend. On fera valider au prochain comité directeur, le 22 septembre, les noms de ceux qui remplaceront les démissionnaires. On a plus de candidatures spontanées que de besoins. Ensuite, on réunira la commission le plus vite possible» a expliqué à L'Équipe Maurice Buzy-Pucheu, vice-président la FFR, chargé des commissions régaliennes.

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