Violences sexistes : Ali Rabeh "favorable à la verbalisation dans la rue"

Ali Rabeh, porte-parole du mouvement Génération.s lancé par Benoît Hamon et maire-adjoint de Trappes

Ali Rabeh, porte-parole du mouvement Génération.s lancé par Benoît Hamon et maire-adjoint de Trappes, était l'invité politique du Grand Matin Sud Radio.

Alors que Valérie Pécresse lance ce lundi une campagne contre le harcèlement dans les transports d'Île-de-France, Ali Rabeh, porte-parole du mouvement Génération.s, lancé par Benoît Hamon, et adjoint au maire de Trappes, estime que "la société, en général, est sexiste. On a des situations de violences quotidiennes dans les rédactions de journaux, dans les partis politiques, dans la rue... Tout est connecté, tout ça fait système et nous devons collectivement nous remettre en cause."

Invité du Grand Matin Sud Radio, il voit dans l'école "l'un des premiers champs de travail pour qu'on puisse changer notre mode de fonctionnement et, notamment pour nous les hommes, changer notre relation aux femmes."

 

 

"Il faut éduquer nos enfants pour faire en sorte que, dès le plus jeune âge, les stéréotypes sexistes soient combattus et qu'on enseigne à un enfant, dès la première année de maternelle, que les différences entre les sexes ne justifient aucun traitement de violence à l'égard des femmes", a-t-il ajouté.

L'ancien membre du Parti socialiste s'est d'ailleurs dit "assez favorable" à la mesure de verbalisation du harcèlement de rue préconisé par le gouvernement : "Je ne sais pas si elle s'appliquera efficacement, mais je pense que c'est nécessaire que les hommes, et que les femmes aussi, dans les transports, dans la rue, considèrent qu'il n'y a pas d'impunité, qu'ils se disent qu'à tout moment, ils peuvent faire l'objet d'un scandale s'ils mettent la main là où il ne faut pas, s'ils ont un regard un peu trop insistant, s'ils suivent quelqu'un dans la rue, s'ils tiennent des propos inconvenants. La drague ne justifie pas tout et surtout pas le harcèlement."

Ali Rabeh est également revenu sur les critiques à l'encontre d'Anne Hidalgo. Lui-même élu de région parisienne, il est adjoint au maire de Trappes, il a défendu la maire de Paris : "Cette petite musique assez incroyable que j’entends dans les médias depuis quelque temps, qui consiste à décrire cette femme maire de Paris, ce qui est plutôt une fierté d’avoir une femme maire de Paris, comme quelqu’un d’autoritaire, qui n’écoute personne, qui ne discute avec personne, par des personnes qui n’ont peut-être jamais croisé Anne Hidalgo de leur vie, ça me fait doucement rire. Je ne la connais pas personnellement, mais je n’ai pas le sentiment qu’elle soit plus autoritaire que Bertrand Delanoé, son prédécesseur, à qui personne n’a fait ce procès. En revanche, elle a pris des décisions courageuses, comme la piétonnisation des berges de Seine, la volonté de lutter contre le tout-voiture dans Paris. Ça se comprend et ça se respecte. Il suffit de monter la tour Montparnasse ou la tour Eiffel pour voir la nappe de brouillard, de pollution, que respirent tous les jours vos enfants et peut-être que vous serez moins intransigeants avec Anne Hidalgo."

Écoutez l'interview d'Ali Rabeh, invité politique du Grand Matin Sud Radio, présenté par Patrick Roger et Sophie Gaillard

 

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Michel Ange
- Lundi 5 mars 2018 à 12:02
Pauvre police ! Il n'arrive pas à verbaliser les femmes voilées notamment dans certains quartiers sans que cela tourne très mal, imaginez un instant d'appliquer cette future loi absolument nulle dans certaines rues (barbès)...............En fait ce n'est que du vent, pour dire que l'on fait quelque chose.

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