Valérie Rabault (PS) : "Ce qui se passe sur les TER est insupportable pour les usagers"

Valérie Rabault, députée PS de Tarn-et-Garonne et présidente du groupe socialiste à l'Assemblée nationale était l’invitée du “petit déjeuner politique” de Patrick Roger le 24 Octobre sur Sud Radio, à retrouver du lundi au vendredi à 7h40.

Que penser de la situation des TER en France ? Alors que les dépenses sont conséquentes, les retards s'accumulent… "Le management de la SNCF est incompréhensible", estime Valérie Rabault, députée PS de Tarn-et-Garonne.

 

La SNCF ne répond même plus aux présidents de région

"Je sais que les régions investissent beaucoup, notamment la région Occitanie qui a montré les muscles face à la SNCF, qui quand même ne répond pas toujours, souligne la présidente du groupe socialiste à l'Assemblée nationale. Il y a une question qui va se poser est de savoir s'ils gardent la SNCF."

La situation est-elle grave à ce point ? "Là, ce n’est plus possible, confirme Valérie Rabault. La SNCF ne répond même plus aux présidents de région. Je pense notamment à l'Occitanie, qui a signé une convention, et qui a également mis des clauses extrêmement sévères sur les retards. Des remboursements sont faits aux usagers sur leur abonnement mais les choses ne bougent pas. Je suis atterrée."

"On finira par ne plus avoir de trains"

Les collectivités locales doivent-elles s’adresser à d’autres opérateurs ? "J’ai défendu la SNCF, rappelle la députée PS de Tarn-et-Garonne. Dans la loi que le gouvernement a fait passer, nous avons défendu la SNCF. Mais le management de la SNCF est incompréhensible. Ce qui se passe sur les TER est vraiment insupportable pour les usagers. En même temps, le gouvernement diminue la dotation des trains d'équilibre territoriaux, pour lesquels il ne reste que huit lignes. C'est absurde quand on dit vouloir faire la transition écologique, et en même temps couper les crédits des trains d'équilibre territoriaux."

Pour la députée PS de Tarn-et-Garonne, "il y a une grand réflexion à avoir, sinon on finira par ne plus avoir de trains." Faut-il en venir à souhaiter l’ouverture à la concurrence dans quelques années ? "Je ne suis pas pour l'ouverture à la concurrence, rappelle Valérie Rabault, mais j'observe que l'opérateur historique qu'est la SNCF ne fonctionne pas. J'aimerai qu'il y ait un nouveau management qui prenne les choses à bras le corps pour qu'on puisse avoir des TER qui fonctionnent, rendent les services que les usagers sont en droit d'attendre." La député PS accable-t-elle Guillaume Pépy ? "Ce n’est pas nouveau : il y a quatre ans, j’avais demandé sa démission !"

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