Thierry Solère se dit "favorable" à la suppression de la réserve parlementaire

Thierry Solère se dit "favorable" à la suppression de la réserve parlementaire

Le député LR Constructif Thierry Solère s'est dit "favorable" ce lundi à la suppression de la réserve parlementaire.

Faisant quasiment figure de dissident au sein des Républicains, notamment depuis la création du groupe des Constructifs avec certains de ses collègues LR et autres élus UDI, Thierry Solère s'est encore distingué ce lundi avec une prise de position qui ne passe pas inaperçu. 

Invité chez nos confrères de BFM TV et RMC, le député des Hauts-de-Seine s'est ainsi prononcé en faveur de la suppression de la réserve parlementaire, tout en plaidant pour un système d'indemnités représentatives de frais de mandat, lesquelles seraient attribuées sous réserve d'une présentation de justificatifs.

"Ces pratiques ne me paraissent plus d'actualité"

"L'idée qu'une personne seule, décide seule de l'allocation de l'argent public (...) sans en référer à personne (...) je pense que ce n'est plus l'époque. Je suis favorable à la suppression de cette réserve parlementaire", a ainsi déclaré l'intéressé, récemment élu questeur de l'hémicycle au terme d'une manœuvre rocambolesque qui avait eu le don d'énerver Éric Ciotti et Christian Jacob. La question du maintien de cette réserve parlementaire, souvent décriée et dénoncée comme étant une pratique "clientéliste", fera l'objet d'un débat cette semaine à l'Assemblée dans le cadre du projet de loi sur la moralisation de la vie publique.

Également interrogé sur l'indemnité représentative de frais de mandat (l'IRFM qui s'élève à 5 840 euros bruts mensuels pour les députés) traditionnellement destinée à couvrir les frais des parlementaires, Thierry Solère s'est prononcé pour une refonte du système. "Ce n'est pas un problème de montant à priori. Le problème dans l'opinion publique, c'est que c'est une somme qui est donnée au parlementaire pour faire face à ses frais et il y n'a rien à justifier, et ce n'est pas imposé", a-t-il ainsi déploré, ajoutant qu'il y avait donc "deux logiques possibles" : "soit on la rend imposable, (...) soit ce sont réellement des frais et à ce moment-là comme dans n'importe quelle entreprise de France et de Navarre, il y a une liste de frais autorisés, de montants à ne pas dépasser, et il y a des justificatifs à donner".

Se prononçant dans le même temps contre la suppression de "la réserve ministérielle", M. Solère a conclu son propos en déclarant  que "toutes ces pratiques où un seul homme ou une seule femme décide seul(e) dans son coin de l'attribution de l'argent ne (lui paraissaient) plus d'actualité".

 

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