Stéphane Travert: "Les élus locaux ont besoin d'être écoutés et entendus"

Le député LREM de la Manche et ancien ministre de l'agriculture était l'invité du "petit déjeuner politique".

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"J'ai rencontré des gilets jaunes sur mon territoire et ailleurs, je n'ai pas vu de casseurs, mais des gens qui portaient des revendications, qui souffrent aujourd'hui d'un manque de pouvoir d'achat, qui se sentent mal dans la société. Moi je veux travailler avec eux, discuter avec avec eux, porter des propositions, construire notre société de demain."

L'ancien ministre de l'agriculture, qui redis son soutien au ministre de l'intérieur, "Christophe Castaner est au travail".

"Par contre, je me place toujours dans la discussion et le débat, et je condamnerai toujours celles et ceux qui se rendent complices d'actes comme ceux qu'on a vu ce week-end à Paris.

Stéphane Travert évoque aussi les conférences régionales, qui doivent maintenant permettre d'amener le grand débat vers ses conclusions. L'exécutif gagne t-il du temps? Non, répond-il.

"Nous avons besoin d'analyser toutes ces contributions. On ne peut pas faire comme si les choses étaient écrites d'avance, car nous n'avons pas voulu travailler comme ça. On a peut-être travaillé comme ça il y a de nombreuses années, mais aujourd'hui on a écouté les gens. Il faut maintenant les analyser, voir lesquelles reviennent le plus: sur l'aménagement du territoire,  les services publics, le pouvoir d'achat. On fait une mise en commun, puis le gouvernement proposera ses mesures à court, moyen et long terme."

Le député de la Manche est aussi revenu sur ses relations avec Nicolas Hulot, lorsqu'ils étaient ministres et que leurs divergences alimentaient la chronique du début de quinquennat.

"Je n'en veux à personne. Nous avons participé à une équipe gouvernementale. Pendant 18 mois à l'agriculture, on a fait la loi du quinquennat sur l'alimentation et le revenu des agriculteurs, j'ai négocié les plans de filière, j'ai fait le plan ambition bio, j'ai fait le plan de la politique alimentaire 2018-2022, on a préparé les conditions du Brexit. On a fait des belles choses."