Stanislas Guérini : "On est allés chercher les vaccins avec les dents"

Le délégué général d’En Marche revient sur les annonces du président de la République. Stanislas Guérini, député de Paris et délégué général d'En Marche, était l’invité de Patrick Roger le 1er avril dans l’émission "C’est à la une" sur Sud Radio, à retrouver du lundi au vendredi à 8h10.

Stanislas Guérini interviewé par Patrick Roger sur Sud Radio, à 8h10, dans "C'est à la une".

"Personne n’a eu une stratégie parfaite contre le virus"

Comment appelle-t-on au sein d’En Marche les mesures annoncées par Emmanuel Macron ? Est-ce un reconfinement ? "Non, on continue des mesures de freinage, avec l’extension à toute la France des mesures en vigueur dans 19 départements, explique Stanislas Guérini, délégué général d'En Marche. Sur l’école, on va adapter les choses, tout le monde va prendre ses vacances en même temps. Cela va permettre d’avoir trois semaines où les enfants seront éloignés de l’école. Il faut essayer d’éviter le décrochage scolaire. Il y a des pays où les enfants n’ont pas vu l’école pendant des mois."

 


"On voit bien quelle est la situation dans les hôpitaux, souligne le député de Paris. On est contraint d’avoir ce freinage-là. Organiser nos vies dans les prochaines semaines ne va pas être facile. Mais les mesures sont concrètes, responsables. Personne n’a eu une stratégie parfaite contre le virus. Nous avons un débat à l’Assemblée nationale ce matin pour connaître tous les détails de ce que sera notre vie dans les prochains mois."

"Nous avons davantage ciblé la vaccination"

N‘est-ce pas faire les choses à l’envers, quand Emmanuel Macron parle de choix collectifs ? A quoi cela sert-il de consulter l’Assemblée après ? "Il y aura un vote et chaque groupe politique pourra s’exprimer et prendre ses responsabilités, estime Stanislas Guérini. Le vote va porter sur les mesures annoncées. Chacun pourra dire s’il est d’accord ou pas d’accord. Je pense qu’il ne manquera pas une voie dans la majorité présidentielle." Que répondre aux gens en région qui disent 'on paie pour les Parisiens' ? "D’abord que c’est extrêmement difficile pour tout le monde. Quand on voit l’irresponsabilité de quelques-uns, j’avoue que cela met une boule de rage au ventre. Mais la réalité est que le virus circule partout de plus en plus rapidement. Nous avons cette dernière ligne droite pour pouvoir ensuite retrouver une vie normale."

Va-t-on être capable d’accélérer sur la vaccination ? "Dix millions mi-avril, 20 millions mi-mai, 30 millions mi-juin, on y sera. C’est un point clé. On voit déjà l’impact du vaccin en Ehpad, où les gens commencent à reprendre une vie normale. Nous avons davantage ciblé la vaccination, c’est ce qui marche pour réduire le nombre de morts. L’accélération, c’est celle de l’arrivée des doses. Nous sommes allés chercher les vaccins avec les dents. Ils arrivent, on est prêts, on va accélérer."

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