Ségolène Royal 2022 ? Des Marseillais dubitatifs...

Elle ne cache pas son envie de présidentielle. Mais c’est d’abord pour les municipales que Ségolène Royal est en visite à Marseille ce jeudi en soutien à la sénatrice des quartiers nord, Samia Ghali. Ségolène Royal en profitera pour lancer son association "Désirs de France, avenir de la planète" L’idée est dit elle construire "une troisième voie entre Emmanuel Macron et Marine Le Pen". Sa candidature pour 2022 est encore hypothétique, mais il faut bien le dire: dans les rues de Marseille, peu croient à un retour gagnant.

(ALAIN JOCARD / AFP)
Reportage Sud Radio de Lionel Maillet

 

A croire qu’ils se sont passés le mot, ces marseillais sont unanimes sur le cas Ségolène Royal: "C'est fini ! Elle a loupé le coche quand elle devait passer. C'est perdu pour elle, le Parti socialiste n'existe plus. Je ne la vois pas se présenter avec une chance réelle de passer au second tour"

 

"Prématuré"

Revoter Ségolène Royal? Pourquoi pas mais 2022, c’est encore loin pour cette sympathisante socialiste, qui a rendu sa carte du parti, Zoé Poncelet."C'est compliqué aujourd'hui, mais oui j'y crois encore. Cela dépend de son projet, je suis pour qu'il y ait une alternative, que la gauche arrive à innover, rassembler. De là à dire si Ségolène Royal incarnera ce changement, je ne peux pas donner la réponse, c'est vraiment prématuré".

 

Troisième voie.x

Dans la cité phocéenne l’ex-ambassadrice des pôles vient soutenir la sénatrice Samia Ghali pour les municipales,  qui elle-aussi a prit ses distances avec le PS. Elle a lancé son mouvement Marseille Avant Tout, que préside Gaétan Poitevin: "On entend beaucoup Marine Le Pen, malheureusement, comme opposante d'Emmanuel Macron. Il faut qu'il y ait quelqu'un de gauche encore, qui propose cette troisième voie entre le social et l'écologie, et je pense que la voix de Ségolène Royal compte encore et doit compter pour l'avenir".

Le présent c’est l’environnement comme thème principal de ce déplacement à Marseille, avec en toile de fond le lancement officiel de l’association « Désirs de France, avenir de la planète ».