Sébastien Chenu : "Arrêtons de culpabiliser les Français" sur la pollution

Sébastien Chenu, député RN du Nord était l’invité politique de Patrick Roger le 26 Juin sur Sud Radio, à retrouver du lundi au vendredi à 7h40.

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En fait-on trop sur la canicule qui touche actuellement la France ? "J’ai le sentiment qu'on en fait beaucoup, estime Sébastien Chenu, député RN du Nord. Faut-il avoir à ce point peu de résultats politiques pour transformer un événement climatique en événement politique ? Le gouvernement brasse beaucoup d'air là-dessus, c'est le cas de le dire."

La France est un bon élève

Pour autant, la précédente canicule, en 2003, s’était soldée par un bilan dramatique de 19.000 morts. "Qu'en seize ans, on ait pu progresser, que l'État se soit mieux organisé me semble tout-à-fait normal. Cela fait déjà longtemps que les collectivités locales gèrent ces problématiques, estime Sébastien Chenu. Cependant, bon nombre d’écoles sont encore sans rideau ni store, quoi qu’en disent les directives de l’Éducation Nationale. "Que tout cela soit perfectible sans aucune doute. Que ce soit le fait politique majeur, je n’en suis pas certain."

La France a tout de même été condamnée le 25 Juin pour ne pas avoir assez réagi pour protéger une femme et son enfant, objecte Patrick Roger. "Je n'oublie pas que la France est un bon élève dans la lutte contre la pollution, rappelle le député RN du Nord. On essaye de culpabiliser les Français, de leur faire croire que l'avenir, c'est la lutte contre les gobelets en plastique. Tout cela est très bien, mais arrêtons de bassiner les Français. Bien des pays auraient beaucoup de leçons à recevoir en la matière…"

Le RN prône le localisme

Le Rassemblement National met-il en doute le dérèglement climatique de notre planète ? "Non, précise Sébastien Chenu. À tel point que nous avons développé tout un plan de notre offre politique, le localisme. On ne peut pas continuer à faire fabriquer à un bout du monde un certain nombre de produits pour les vendre ici à des gens au chômage. Tant que ce modèle économique perdurera, il y aura lieu de s'inquiéter pour la planète."

"Nous avions aussi proposé, en matière écologique, tout un plan de développement de l'hydrogène, car nous pensons que cela fait partie des possibilités de réduire la pollution. Qu'a fait le gouvernement ? Réduit le budget de l'hydrogène de 100 millions d'euros dans le dernier budget. C'était une variable d'ajustement, à ses yeux. C'est l'inverse de ce qu'il faudrait faire, alors que la Chine met des milliards dans l'hydrogène. Nous pensons que c’est une des voies d’avenir. Par ailleurs, je ne vois pas non plus comment on peut décarboner notre économie sans le nucléaire."

 

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