Samia Ghali: "Bien sûr que j'ai envie de me présenter à la mairie de Marseille"

Samia Ghali: "Bien sûr que j'ai envie de me présenter à la mairie de Marseille"

Samia Ghali (Sénatrice PS des Bouches-du-Rhône) était ce mercredi l'invitée du petit-déjeuner politique de Sud Radio.

Samia Ghali (Sénatrice PS des Bouches-du-Rhône) était ce mercredi l'invitée de Patrick Roger dans le petit-déjeuner politique de Sud Radio.

"Nicolas Hulot fait de l'écologie people et moi j'ai besoin de l'écologie réelle"

La sénatrice a bien évidemment été questionnée sur les problèmes récurrents de la cité phocéenne, à commencer par les décharges sauvages. Sur ce thème, l'ex-vice présidente de la région PACA a expliqué le mécanisme qui engendre cette accumulation d'ordures, critiquant au passage le ministre de l'Écologie Nicolas Hulot, qui fait la sourde oreille, selon elle, malgré sa requête en faveur d'une écotaxe censée remédier à cette problématique. "J'ai écrit à Nicolas Hulot qui ne répond pas beaucoup, il fait de l'écologie mais de très très loin. On a un vrai problème avec le ministre de l'Écologie qui ne bosse pas (...) Ségolène Royal a été une très bonne ministre qui a pris ses responsabilités. Nicolas Hulot, vous l'interpellez, vous n'avez jamais de réponse, pas de collaborateurs. En fait, il fait de l'écologie people et moi j'ai besoin de l'écologie réelle", a-t-elle ainsi déploré.

"Ce qu'il se passe à Mayotte, c'est un peu ce qu'il se passe à Marseille"

Également interrogée sur ce fait divers impliquant des propriétaires, qui sont allés déloger des squatteurs sous les yeux d'une police passive, Sami Ghali en a profité pour dénoncer un problème plus profond. "Sur la question des copropriétés dégradées, on a eu exactement la même situation, il y a un mois, au Parc Kalliste. À la limite, qu'il y ait des squatteurs, c'est malheureux mais on est en plein hiver, les gens squattent, dont acte ! Mais là où le bât blesse, c'est que vous avez des copropriétaires qui eux payent des charges et quand le squatteur va récupérer de l'électricité et de l'eau, on impute cette dépense sur les copropriétaires ou les locataires qui payent déjà leurs charges. C'est eux qui payent pour les autres et ce n'est pas normal ! (...) Des gens ont reçu d'un coup des factures de 3 000 euros", a-t-elle expliqué. "Il y a de l'argent qui a été déclenché pour ces copropriétés, pour les réhabiliter, mais il faudrait que la ville elle-même mette un peu d'argent dans le pot-commun, ce qu'elle ne fait pas!", a-t-elle poursuivi, tout en ajoutant qu'elle pouvait "comprendre le ras-le-bol de ces gens".

Et l'intéressée d'oser un parallèle avec le conflit mayottais : "Ce qu'il se passe à Mayotte aujourd'hui, c'est un peu ce qu'il se passe à Marseille. Vous avez, notamment sur Kalliste, 200 migrants qui prennent un immeuble entier, qui sont très bien organisés. Ce ne sont pas des migrants qui échappent à la situation politique ou économique d'un pays mais une filière de trafics, de prostitution, de délinquance et ils faisaient payer 200 à 500 euros pour l'hébergement", a-t-elle dénoncé.

Devenue au fil des ans, l'une des figures politiques de la ville de Marseille, qu'elle n'a de cesse de défendre, Samia Ghali n'a par ailleurs pas exclu l'éventualité de présenter sa candidature à la mairie. "Bien sûr que j'en ai envie, je ne vais pas dire le contraire", a-t-elle ainsi répondu, lorsqu'on lui a demandé si elle allait assumer un jour son ambition en se présentant. "Pour moi, la mairie de Marseille est quelque chose d'important, c'est sérieux, c'est ma ville, celle que j'aime. Tout ce que j'ai fait politiquement, je l'ai fait pour la ville de Marseille", a-t-elle ensuite ajouté. "La ville de Marseille ne va pas bien (...) elle a besoin d'être aidée. Oui la ville de Marseille m'intéresse, je ne dirai pas aujourd'hui si je suis candidate parce que c'est prématuré. Mais ce que je peux vous dire, c'est que je ne serai pas la candidate d'un parti", a-t-elle conclu.

>> Retrouvez l'intégralité de l'interview de Samia Ghali, invitée du petit-déjeuner politique

 

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francine lepage
- Mercredi 14 mars 2018 à 13:38
bonjour Madame,
Il vous a bien été utile d'avoir l'appui d'un parti quand vous étiez totalement inconnue y compris à Marseille même. On a un petit problème de mémoire quand on vous entend. D'autre part, tous les postes sont bons à prendre et interessants et quand bien meme cela ne servirait qu'à échapper au salariat monotone et mal payé des gens qui ne sont rien . Je suis tout à fait d'accord avec vous :il vaut mieux etre maire que secrétaire ou assistante maternelle !

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