Philippe Serre : "Macron présente, à tort, les retraités d'aujourd'hui comme une génération dorée"

Philippe Serre : "Macron présente, à tort, les retraités d'aujourd'hui comme une génération dorée"

Philippe Serre (Président de la Fédération nationale des associations de retraités) était ce jeudi l'invité de Véronique Jacquier dans le Grand Journal de 18h.

À l'occasion de l'interview qu'il a accordée à Jean-Pierre Pernaut ce jeudi dans le JT de 13h sur TF1, Emmanuel Macron a assumé son intention de mettre les retraités à contribution, tout en montrant de l'empathie vis-à-vis de ces derniers, se défendant de les considérer comme "des portefeuilles". Un message que n'a guère apprécié Philippe Serre, président de la FNAR (Fédération nationale des associations de retraités).

"Macron nous remercie, nous les retraités, mais pour ma part, je ne lui dis pas merci !"

Invité de Véronique Jacquier dans le Grand Journal de 18h, l'intéressé a ainsi expliqué pourquoi, selon lui, l'effort demandé aux retraités s'avère injuste et discriminatoire. "Macron nous remercie mais, pour ma part, je ne lui dis pas merci ! En ciblant seulement une partie des retraités, ceux qui subissent l'augmentation de la CSG, il est tout simplement sur une démarche de discrimination. Il se déconnecte donc de ces 7 millions de retraités - sur les 16 millions de retraités que nous sommes aujourd'hui - qui vont subir l'augmentation de la CSG sans aucune compensation", a-t-il d'abord affirmé.

"Macron nie un peu ce que sont les retraités d'aujourd'hui et ce qu'ils ont fait de leur histoire. Il nous présente à tort comme une génération dorée, ce qui n'est pas le cas du tout !", a-t-il par ailleurs ajouté, tenant à rappeler que la période active des Français, désormais à la retraite, n'avait rien de comparable à celle d'aujourd'hui. "Je ne sais pas si Emmanuel Macron a vraiment raison parce que l'on travaillait plus de 45h par semaine et on faisait des semaines de 6 jours. On n'était pas non plus dans cette génération dorée qu'il veut bien dire. Je crois qu'il est en train d'installer un malaise au sein même des retraités, par cette discrimination. Ce malaise, qui est en train de naître, va empirer", a-t-il encore insisté

>> Retrouvez l'intégralité de l'interview disponible en podcast

 

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