P. Moscovici : "Il ne peut pas y avoir de gauches irréconciliables"

Le commissaire européen et ancien ministre de l'Economie, Pierre Moscovici, appelle à une primaire "de débat" et "respectueuse" entre les candidats, pour permettre le rassemblement à gauche derrière celui ou celle qui sera désigné, prônant "des gauches qui se concilient" plutôt que des "gauches irréconciliables".

Invité de l'émission Territoires d'Infos, dans le Grand Matin Sud Radio et sur Public Sénat, Pierre Moscovici a livré son sentiment sur la primaire de la gauche qui aura lieu en janvier."Je souhaite des idées de gauche européenne, pour la France, a confié le commissaire européen et ancien ministre de l'Economie, rappelant que "la gauche a perdu son candidat naturel, François Hollande, il y a à peine une semaine".Appelant à une primaire où "tout le monde se respecte" et à où "chacun doit entrer avec beaucoup de respect de l'autre et avec la volonté de convaincre les électeurs qu'il ou elle est le ou la meilleure pour faire en sorte que la gauche soit au 2nd tour", Pierre Moscovici voit quand même un point essentiel pour éviter son échec : "Dans la primaire, on se confronte, et après, on se rassemble autour de celui qui l'a emporté. Si on n'a pas cette règle, la primaire est un simulacre."Mercredi, un article du Canard Enchaîné laissait entendre que Pierre Moscovici et Martine Aubry étaient les artisans d'une candidature de Vincent Peillon, destinée à contrer celle de Manuel Valls. "Je veux démentir ce genre de propos parce qu'ils abaissent la politique", s'est défendu l'ancien ministre de l'Economie, livrant même son sentiment sur Manuel Valls : "C'est à lui de montrer s'il peut rassembler. Manuel Valls est un homme qui garde énormément de qualités, de la force, de l'énergie, de l'éloquence."Avec une légère réserve, toutefois : "Il ne peut pas y avoir de gauches irréconciliables. Il doit y avoir des gauches qui se concilient."