Olivier Dussopt : "Vers une application plus souple des 80 km/h"

Le secrétaire d'État auprès du ministre de l'Action et des Comptes publics était l'invité du petit-déjeuner politique, dans le Grand matin Sud Radio.

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Un séminaire gouvernemental se déroule aujourd’hui pour la mise en musique des annonces d’Emmanuel Macron. Olivier Dussopt, secrétaire d'État auprès du ministre de l'Action et des Comptes publics, fait le point au micro de Patrick Roger.

Vers l'assouplissement des 80 km/h

Va-t-on revenir sur la très décriée mesure de réduction de la vitesse sur les routes secondaires ? "Nous sommes dans une phase d'évaluation, explique Olivier Dussopt, dans la recherche d'une application efficace et un peu plus souple, notamment dans les départements où très peu de routes permettent d'aller un peu plus vite. La discussion est ouverte, mais avec un objectif majeur à cette mesure, la sécurité routière. Sauver des vies et moins de blessés. La recherche de souplesse nécessite aussi des expérimentations ou des essais".

Quid de la création de "maisons des services publics" ? "Cela existe, précise Olivier Dussopt. Il y en a 1.300 en France, 500 gérées par La Poste, 800 par des collectivités. Mais aussi par des associations comme Familles Rurales. Cela permet de regrouper un accueil, une orientation, des permanences d’autres services, d'assurer les services de proximité. C'est vraiment un modèle qui marche très bien".

120.000 suppressions de postes, "pas un totem"

Que devient l’objectif initial, annoncé par Emmanuel Macron, de 120.000 suppressions de postes dans la fonction publique ? "La priorité des priorités, c'est d'appliquer les décisions du président de la République : il n'y aura plus de fermeture d'hôpital, d'école, sans l'accord du maire. Nous voulons aussi plus d'agents sur le terrain, moins à Paris et dans les grandes métropoles, dans une logique d’aménagement du territoire et d’accès aux services. Pendant la campagne, le président s’était engagé à une réduction des effectifs de 120.000 postes sur 5,5 millions d’agents de la fonction publique."

Et si ce n'est pas compatible avec les annonces faites ? "Il faut qu’on puisse l’adapter. Ce n'est pas un totem. S'il y a des économies à faire, il faut les faire. Quant au calendrier d’examen de la réforme de la fonction publique porté par le secrétaire d'État auprès du ministre de l'Action et des Comptes publics, il  est maintenu. Notre objectif est que cette réforme soit adoptée avant l’été pour être appliquée au 1er Janvier 2020."

 

 

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