Nicolas Dupont-Aignan: "En finissant ma liste, je pensais à Didier Deschamps"

Tous les partis ne sont pas logés à la même enseigne par les journaux ou les banques selon le député de l'Essonne, président de Debout la France et tête de liste pour les élections européennes. Invité du petit déjeuner politique, Nicolas Dupont-Aignan a évoqué la liste qu'il présente aujourd'hui, et qui prône "une Europe au service des nations".

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"La liste est bouclée, je la présente aujourd'hui." Interrogé sur les difficultés à finaliser sa liste, Nicolas Dupont-Aignan relativise et dénonce un deux-poids-deux-mesures:

"Je voyais deux articles dans un grand journal,  qui disait la même chose sur la liste En Marche et sur la mienne car c'est toujours compliqué de composer une liste à la proportionnelle. Le titre pour la liste En Marche, c'était 'En Marche finalise sa liste', et le titre pour la mienne était 'Dupont-Aignan peine à finaliser sa liste'.
C'est que je suis exigeant. Hier, en finissant ma liste, je pensais à Didier Deschamps : je m'en prends plein la gueule par une certaine presse, comme lui."

"Une Europe sous l'autorité des nations"

Smart qui délocalise sa production de la Moselle vers la Chine? Une conséquence de la construction européenne, selon le député de l'Essonne:

"C'est la conséquence du libre-échange déloyal. L'Europe est gouvernée par une commission non élue, une banque centrale non-élue, des juges non-élus.  
Je veux faire maigrir l'Europe fédérale en renvoyant aux nations démocratiques leur budget et leurs lois; Et en revanche concentrer l'Europe sur des projets à quelques pays comme Airbus. Pourquoi ne le fait-on pas avec l'intelligence artificielle, les voitures propres, les panneaux solaires?
On est pas contre l'Europe, mais on veut la remettre sous l'autorité des nations."

"Il faut une banque de la démocratie"

S'il ne se dit pas inquiet, Nicolas Dupont-Aignan reconnait qu'il n'est pas facile de financer la campagne des élections européennes.

"Ce qui est sûr, c'est que les banques ne veulent plus prêter aux partis politiques, sauf peut-être à En Marche. Il faut une banque de la démocratie, car c'est inacceptable que la sélection par l'argent l'emporte. Dans ma liste, ceux qui ont plus d'argent sont parrainés par ceux qui en ont moins, on a fait une chaîne de solidarité."

Incohérences et duplicité chez En Marche et Les Républicains

"Ce qui me choque dans la liste En Marche, c'est que des gens comme M. Canfin qui ont critiqué la politique écologique de M. Macron viennent à gamelle, et que les gens qui sont sur la liste En Marche ne pensent pas la même chose, comme chez Les Républicains dans la liste de M. Bellamy. Wauquiez et Bellamy ont fait une conférence de presse en disant non à l'élargissement. Trois jours plus tard, leur numéro 3 est allé voter à Bruxelles 10 milliards d'euros de crédits pour l'adhésion de la Turquie et des Balkans. C'est de la duplicité."