Municipales : la bataille face au Rassemblement National est lancée

Après Marine Le Pen, c'est au tour de La République en Marche de s'engager dans la course des municipales de mars 2020. Le parti présidentiel a dévoilé ses 19 premiers candidats, de Toulon (Var) à Alençon (Orne), en passant par Pontarlier (Doubs). Pour les plus grandes villes, il faudra encore attendre : les investitures interviendront plus tard, d'ici le mois de décembre. Mais la bataille face au Rassemblement National est déjà lancée, avec un premier duel annoncé à Perpignan. Benjamin Glaise, de Sud Radio, s'est rendu sur place.

 

 

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Romain Grau : "Je pense qu'on peut mener ce défi et qu'on peut le gagner"

L'extrême droite était arrivée en tête lors des européennes, à Perpignan. La ville des Pyrénées-Orientales est donc dans le viseur de Marine Le Pen et de son candidat, Louis Aliot. Pour Romain Grau qui vient d'être investi par La République en Marche, c'est un défi qui s'annonce : "C'est une mission exigeante, un challenge, mais je pense qu'on peut mener ce défi et qu'on peut le gagner".  

Alors que le chômage continue d'augmenter à Perpignan, et face au risque de morcellement des candidatures, le député de la majorité compte sur son projet pour battre Louis Aliot : "La construction d'un projet par ateliers, l'élaboration et la construction d'une équipe diversifiée, l'engagement... Moi, je vis à Perpignan, ma famille vit à Perpignan, je travaille à Perpignan ! L'amour d'une ville, d'un territoire, fait que nous sommes impliqués là-bas. Demandez à Louis Aliot quelle est son adresse à Perpignan et vous serez édifié ! S'il vous en donne une précise, il faut tout de suite m'appeler !".

La priorité est de faire barrage au RN, quitte à s'effacer si nécessaire

À Cavaillon, dans le Vaucluse, où le parti de Marine Le Pen a fait également de gros scores aux dernières européennes, Benoît Mathieu vient d'être investi par La République en Marche. Ce sera sa première participation à une élection et il souhaite donner un nouveau souffle à la ville :

Dans les autres villes aussi, la priorité est de faire barrage au RN, quitte à s'effacer si nécessaire. Pour le délégué général adjoint d'En Marche, Pierre Person, "quand on ne sera plus les plus à même de rassembler, s'il y a un risque Front National, on fera toujours le choix de la cohérence et du rassemblement en s'effaçant pour laisser gagner les autres composantes progressistes face au Front National".  

Et pour ces municipales, En Marche s'est posé comme objectif de multiplier par cinq le nombre de ses conseillers municipaux.

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