Marine Le Pen : “la prison à vie pour les Français en Syrie”

Marine Le Pen
© FRANCOIS NASCIMBENI / AFP
Marine Le Pen était l’invitée politique de Sud Radio ce mercredi 19 novembre. Elle est revenue sur l’identification d’un Français parmi les bourreaux de Peter Kassig en Syrie.
Après l’identification du jeune Maxime Hauchard, d’origine normande, parmi les assassins de prisonniers syriens ce week-end, la patronne du FN n’a pas renié sa formule – "Le fondamentalisme islamique ne pousse pas dans les prairies normandes" (juin 2014, sur France Info)."Bien sûr que c’est vrai, ce n’est pas une production sui generis", a-t-elle répondu à Christophe Bordet à l'antenne de Sud Radio. Elle montre du doigt "l’immigration massive" qui a été "le terreau du fondamentalisme dans notre pays". "Il est temps, affirme-t-elle, de mettre nos dirigeants devant les tribunaux". Elle attribue au PS et à l’UMP la responsabilité des "4 000 jeunes Français partis faire le djihad en Syrie".

“Tous ces jeunes garçons sont passés par des mosquées”

Elle met en cause notamment Nicolas Sarkozy : "Il a fait de l’Union des organisations islamiques de France (UOIF) qui vient d’être classée comme organisation terroriste, l’interlocuteur privilégié de l’État quand il était ministre de l’Intérieur". "Il les appelait “les orthodoxes”. Il voulait leur confier la formation de 1 500 imams", s’indigne-t-elle."On a laissé sur notre territoire un fondamentalisme qui s’est organisé et qui s’est appuyé sur la complicité de nos dirigeants successifs, développe-t-elle. Ils se sont appuyés sur les mosquées, sans que rien ne soit fait pour les en empêcher. Tous ces jeunes garçons sont passés à un moment donné où à un autre par des mosquées, ce n’est qu’après, que l’accès à Internet s’est effectué. Vous allez faire croire aux Français que ces jeunes partent tout seuls en Syrie, sans réseau ? Je n’y crois pas, et les services de renseignement non plus. Il y a des imams en France qui prêchent – d’ailleurs en arabe – avec une extrême violence", note la présidente du FN.

“Dissoudre l’UOIF”

Elle appelle à "dissoudre l’UOIF". "C’est l’organisation, la représentation des fondamentalistes. On n’est pas obligé d’en faire l’interlocuteur privilégié de l’État". Parmi les autres mesures "qu’on aurait dû prendre il y a vingt ans", elle appelle à "la surveillance des mosquées, des imams", "à la surveillance de ceux qui vont prêcher en prison" et à "la déchéance de nationalité pour ceux qui commettent des actes terroristes". "Ceux qui n'ont pas la double nationalité et qui sont dans cette situation sont une ultraminorité", selon elle."Il y a 4 000 Français partis faire le djihad. L’immense majorité sont des doubles nationaux, ceux-là au moins, on pourrait les déchoir et ne pas les voir revenir sur le territoire, cela nous ferait du bien. Les autres, anecdotiques en chiffre, les Français, on les met en prison à vie, on parle de gens qui ont décapité au couteau, ce n’est pas anodin", préconise la patronne du FN.
Réécoutez l’intégralité de l’entretien de Marine Le Pen sur Sud Radio.fr en cliquant sur "19/11 l’invité politique de Sud Radio : Marine Le Pen, présidente du FN. Partie 1 et 2" dans la rubrique "Les derniers podcasts".
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