Macron et Le Pen dans un face-à-face à distance lancent le sprint final

Le sprint final entre les candidats est lancé à cinq jours de la fin de la campagne
Emmanuel Macron, Marine Le Pen, François Fillon, Jean-Luc Mélenchon et Benoît Hamon en lice pour accéder au second tour © JOEL SAGET / AFP

Emmanuel Macron et Marine Le Pen, encore favoris dans les différents sondages, voient revenir François Fillon et Jean-Luc Mélenchon. À cinq jours de la fin officielle de la campagne, les deux candidats en meetings lundi veulent relancer leur campagne

Depuis plusieurs semaines, les sondages leur promettent d’être au second tour de l’élection présidentielle. Mais ces dernières semaines, leur campagne semble avoir marqué le pas face à la progression de Jean-Luc Mélenchon et François Fillon. Alors, lundi soir, Marine Le Pen et Emmanuel Macron veulent lancer le sprint final et emballer la fin de campagne. 

Pour le candidat d’En Marche !, cette nouvelle dynamique passera par Bercy en début d’après-midi où il doit tenir son plus grand meeting. Environ 20 000 personnes, soit la capacité maximale de la salle, sont attendus. "Dans son allocution à Bercy, Emmanuel Macron veut assumer d'être l'un des seuls candidats à ne pas jouer sur les peurs, les antagonismes, les divisions mais plutôt sur l'unité", insiste un proche de l'ancien ministre de l'Économie. Ensuite, plus de 1 000 événements par jour sont prévus par le mouvement, dont 163 réunions publiques avec des élus et quatre grands meetings : Paris ce lundi, Nantes mercredi, Rouen, Arras et peut-être une autre ville vendredi.

François Fillon et Jean-Luc Mélenchon continuent d'y croire

En face, Marine Le Pen devrait continuer à taper fort, notamment sur Emmanuel Macron, comme ce fut le cas samedi, à Perpignan. "Avec M. Macron, ce sera l'islamisme en marche, le communautarisme en marche!", avait tancé la candidate FN lors de son déplacement. Avant une grande réunion publique au Dôme à Marseille, Marine Le Pen sera au Zénith de Paris lundi soir, là même où elle avait tenu son dernier rassemblement de campagne en 2012. Sa réunion pourrait toutefois être perturbée par des collectifs qui ont dit prévoir plusieurs "actions" avant le meeting.

Derrière, le candidat de la droite François Fillon croit toujours à une victoire "qui surprendra tout le microcosme". Durant le week-end pascal, il a largement occupé le terrain en s'adressant à l'électorat catholique. Il s'est ainsi rendu samedi au Puy-en-Velay, haut-lieu du catholicisme français. Lundi, François Fillon réunit ses soutiens en fin d'après-midi à Nice, où il sera épaulé par le président de la région Provence-Alpes-Côte d'Azur Christian Estrosi - copieusement sifflé lors de sa dernière apparition en meeting à Toulon - et le député des Alpes-Maritime Eric Ciotti.

Jean-Luc Mélenchon, vent dans le dos, voudra capitaliser sur ce temps fort pour troubler encore davantage la bataille pour le deuxième tour. Juste avant le week-end de Pâques, deux sondages ont vu le leader de La France insoumise atteindre la barre des 20% d'intentions de vote. En meeting à Toulouse dimanche devant plusieurs dizaines de milliers de personnes, le candidat de La France Insoumise a fait flèche de tout bois contre François Fillon à qui il a promis "une veste électorale cousu-main". Mais il doit surtout créer l'événement mardi, avec un meeting à Dijon répliqué par hologramme dans six autres villes.

Quant à Benoît Hamon, décroché du carré de tête, il comptera sur un grand meeting à Toulouse mardi et un rassemblement "festif et très politique" mercredi place de la République à Paris pour déjouer les pronostics. "Vous verrez le 23 avril, certains vont faire la tête sur les plateaux télé", a-t-il claironné dimanche depuis Bordeaux.

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