Louis Aliot : "Maintien des soins d’urgence mais exclusion totale de la prise en charge gratuite pour les clandestins"

Louis Aliot, député RN des Pyrénées-Orientales et candidat à la mairie de Perpignan, était l’invité du “petit déjeuner politique” de Patrick Roger, mercredi 6 novembre sur Sud Radio, à retrouver du lundi au vendredi à 7h40.

Louis Aliot interviewé par Patrick Roger sur Sud Radio, mercredi 6 novembre à 7h40.

Des "effets d'annonce" qui "termineront dans une cacophonie"

Alors que les mesures sur l'immigration annoncées par Emmanuel Macron font débat, Louis Aliot montre une certaine lassitude face à "ces effets d'annonce" qui "termineront dans une cacophonie générale". "On est habitué avec ce gouvernement-là", dit-il, rappelant les mesures désirées par Gérard Collomb au début du mandat d'Emmanuel Macron. Le député RN des Pyrénées-Orientales ne croit pas trop à la mise en œuvre de ces mesures. "La majorité est tellement divisée que rien n'avancera", lance-t-il avant d'ajouter que "les ligues de vertu, les associations antiracistes professionnelles vont se mettre en marche et contraindre ou limiter les effets de mesures sur l'immigration". Pour le vice-président du Rassemblement national, les deux mesures importantes et "souhaitables" restent "la fin de l'AME et l'arrêt total de l'immigration". Pour le député, Emmanuel Macron "est dans un plan de communication, dans la virtualité". "Il n'y a que nous qui réglerons l'immigration car il faut avoir du courage, de l'antériorité de l'étude sur la chose et le bon constat", affirme-t-il.

"Il a effacé le Parti socialiste et Les Républicains", avance Louis Aliot, qui voit "deux blocs" s'affronter. "Les mondialistes représentés par le gouvernement, et le bloc que nous représentons, les patriotes, les nationaux, ceux qui veulent privilégier le cadre national avant d'ouvrir les frontières aux quatre vents en matière d'économie ou d'immigration" détaille-t-il. Le Rassemblement national est en faveur de quotas, "d'un solde de 10.000 entre les arrivées et les départs". "On a dépassé ce cadre parce que l'immigration n'a pas été maîtrisée" juge-t-il. Pour Louis Aliot, l'exécutif "va créer une immigration supplémentaire". Une "double peine" avec une "immigration de quotas et tout le reste, dont les clandestins, que nous ne pouvons pas réglementer parce que nous n'avons pas les moyens". 

 

"Les magistrats ne connaissent pas bien la chose électorale"

Militant pour la suppression de l'Aide médicale d'État (AME), Louis Aliot ne craint pas plus un risque sanitaire sans ce dispositif. "La suppression de l'AME n'exclut pas les urgences", clarifie le député. "On n'est pas obligé par l'intermédiaire des crédits de l'AME de servir de pompe aspirante à une immigration sanitaire où des gens viennent faire soigner leur pathologie parce que c'est gratuit", souligne-t-il. Il rappelle que son parti est pour "le maintien des soins d'urgence mais l'exclusion totale de la prise en charge gratuite pour les clandestins", qui note-t-il, "doivent être exclus du territoire". "Est-ce que les Français qui ont du mal à se soigner, à qui l'on dérembourse des médicaments, doivent subir en plus par les impôts le fait de soutenir cette immigration illégale ?", s'interroge-t-il.

Jugée aujourd'hui, l'affaire de surfacturation des kits de campagnes mis en place par le Front national durant les campagnes locales entre 2012 et 2015 n'inquiète pas Louis Aliot. "Les magistrats ne connaissent pas bien la chose électorale qui est bien particulière" note-t-il. "On va se rendre compte qu'entre ce que croient les magistrats et la réalité de ce qui a été fait, il y un monde". Un monde que le député dit être "couvert par des textes, fait dans le respect des règles". Pour lui, la surtarification n'est pas établie. "Quand j'étais candidat, j'ai bénéficié des kits de campagne, je peux vous dire que quand j'ai pris des imprimeurs locaux, c'était le même prix" rapporte-t-il. Pour Louis Aliot, le schéma "mis en place par l'État, contrôlé facture par facture par la commission nationale des comptes de campagne" est tout à fait légal.

 

Perpignan : "repartir sur du neuf"

Candidat à la mairie de Perpignan pour les élections municipales de 2020, Louis Aliot déplore l'état dans laquelle se trouve sa ville : "pauvreté, misère, insécurité, dynamisme économique totalement réduit" énumère-t-il. "Ça fait trente ans que la ville est gérée par une famille, les résultats sont catastrophiques" déplore le député. "Les gens se retrouvent dans une misère morale, sanitaire et sociale absolument incroyable" selon lui. Louis Aliot entend "faire exploser cette bulle" et repartir "sur du neuf". "On remettra du dynamisme dans l'économie et les pouvoirs à leur place". 

 

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