Louis Aliot : "le gouvernement n’est pas au rendez-vous de cette seconde vague"

Louis Aliot, maire de Perpignan et vice-président de la métropole Perpignan-Méditerranée était l’invité de Patrick Roger le 5 novembre re dans l’émission « C’est à la une » sur Sud Radio, à retrouver du lundi au vendredi à 8h10.

Louis Alliot, maire de Perpignan. (Raymodnd Roig / AFP)

Les maires demandant l’ouverture des commerces non alimentaires ont été déboutés par la justice.

 

Une taxe sur le commerce en ligne pour aider les commerçants

Parmi eux, Louis Aliot, maire de Perpignan et vice-président de la métropole Perpignan-Méditerranée, a perdu en justice, comme les autres, dont les maires de Carcassonne ou de Béziers. Etait-ce un appel à une forme de désobéissance aux décisions du gouvernement ? "Non, c’était un appel à respecter le principe d’égalité, estime Louis Aliot. Aujourd’hui, on ne peut pas dire que ce confinement en soit un. Il y a beaucoup de gens qui travaillent, les lycéens qui circulent. Parallèlement à cela, on a autorisé certains commerces et interdit aux autres de fonctionner, avec des dégâts considérables pour l’économie locale", souligne le maire de Perpignan.

"Nous avons bien le souci sanitaire, mais il faut aussi maintenir un semblant de vie économique. Il faut appliquer le principe d’égalité entre tous les commerces." Du coup, où en est son arrêté ? "Il est suspendu, mais nous faisons appel avec d’autres maires. Nous n’allons pas aller à l’encontre de la justice, il n’en a jamais été question." Que faire pour aider les commerçants ? "Madame Delga a demandé hier une taxe sur le commerce en ligne pour abonder un fond de soutien au petit commerce. Je pense que le gouvernement devrait s’y atteler. Nous mettons en place une plateforme locale pour aider les commerçants, qui ne souffrent pas que dans le centre-ville, mais aussi dans tous les quartiers."

 

Une cacophonie au sommet de l'État

"On voit beaucoup de gens et de commerçants très remontés contre ces mesures de reconfinement, précise l’élu local. Ils ne comprennent pas quelle est la stratégie du gouvernement. Une certaine cacophonie s’est installée au sommet de l’État. on voit bien le manque de préparation et d’anticipation. Le gouvernement n’est pas au rendez-vous de cette seconde vague, alors que, depuis mai, on aurait eu le temps de renforcer les hôpitaux, de faire le forcing sur le protocole sanitaire, pour empêcher la diffusion de ce virus."

Est-il favorable à ce reconfinement ? "Je ne suis pas médecin, rappelle Louis Aliot. Mais j’entends la gravité de la situation. J’ai vu à l’hôpital de Perpignan cette vague qui pointe, ces lits occupés, cet horizon de saturation à éviter. Ce serait un échec dramatique d’avoir attendu l’extrême limite des embêtements pour reconfiner à la fois sur un aspect sanitaire, économique et social. "C’est bien là le problème de cette seconde vague. Nous avons 5.000 lits de réanimation ; le ministère nous en promettait 14.000. On s'aperçoit qu’il n’en rien, même si cette fois nous avons des masques et du gel."

 

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