éditorial

L'édito de Michaël Darmon

A propos...

Journaliste au service économie et politique de TF1 de 1990 à 1993, il est le correspondant de la RTBF à Jérusalem de 1992 à 1993. En 1994, il entre à France 2, au sein du service politique. Il suit l...
Michaël Darmon ©Anthony Ghnassia
Politique

Les revendications de l'État Islamique : d'une signature à une stratégie de comm'

Malgré la revendication de l'attaque de Marseille par l'État Islamique, les autorités ont encore un doute sur l'implication du groupe terroriste.

 

Il y a des doutes autour des revendications terroristes de Daesh derrière ce qui s'est passé à Las Vegas et Marseille.

On a entendu les déclarations de Gérard Collomb et sa prudence. Sûrement un acte terroriste, a-t-il dit, mais on n'en est pas sûr. Le comportement du tueur avait posé question aux enquêteurs. Aujourd'hui, on doute encore au ministère de l'Intérieur et on fait remarquer que le procureur Molins n'a pas été en mesure d'affirmer totalement que le tueur était un soldat de Daesh.

La revendication de l'État Islamique, au lieu d'authentifier, met un doute aujourd'hui. D'une signature, c'est devenu une stratégie de comm', comme s'il s'agissait de masquer la défaite probable de Daesh face à la coalition sur le terrain.

C'est un changement complet de méthode, ce qu'on appelle l'auto-terrorisme. Les consignes sont très clairement énoncées, 'Prenez tout ce que vous avez autour de vous pour passer à l'acte'. Avec la puissance d'Internet, on estampille ou pas l'attentat. Désormais, la revendication n'est pas obligatoirement liée à l'intention des assaillants et c'est toute la question que se posent aujourd'hui les services de sécurité.

Écoutez la chronique de Michaël Darmon dans le Grand Matin Sud Radio, présenté par Patrick Roger et Sophie Gaillard

 

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