L'édito politique d'Arlette Chabot - La circulaire Castaner

Retrouvez l'édito politique d'Arlette Chabot chaque mercredi à 7h20 sur sudradio.fr Comment comprendre que le ministre de l'Intérieur ait pris le risque d'être déjugé par le Conseil d'Etat ? A t il imaginé que les oppositions resteraient passives à quelques semaines des élections municipales puisque son projet touchaient 95 % des communes ? Il a […]

Retrouvez l'édito politique d'Arlette Chabot chaque mercredi à 7h20 sur sudradio.fr

Comment comprendre que le ministre de l'Intérieur ait pris le risque d'être déjugé par le Conseil d'Etat ? A t il imaginé que les oppositions resteraient passives à quelques semaines des élections municipales puisque son projet touchaient 95 % des communes ? Il a donc corrigé sa circulaire pour une solution consensuelle.

Comment Nicole Belloubet juriste, grande spécialiste du droit constitutionnel a-t-elle pu en réponse à une question sur les propos de Mila contre l'Islam commettre l'erreur de parler d'atteinte à la liberté de conscience oubliant qu'il n'y a pas de délit de blasphème en France. Elle a ensuite reconnu une erreur.

Pourquoi Murielle Pénicaud, ancien DRH qui ne manque pas d'humanité dans ce fameux débat difficile douloureux sur la durée du congé accordé aux parents pour la perte d'un enfant, a-t-elle pu se perdre dans des arguments comptables recevant une leçon de générosité de la part du Medef. Un comble.

L'équipe gouvernementale est aujourd'hui affaiblie : manque d'anticipation, de sens politique, grosse fatigue de ministres débordés... Jusqu'à présent certains ou certaines comme Agnès Buzyn tiennent le coup avec le coronavirus, la crise à l'hôpital qu'elle ferait bien de régler assez vite, le dossier des retraites..."

 

Mais en tout cas Castaner, Belloubet, Pénicaud après une série de bourdes les dernières n'étaient pas les premières, de faux pas répétés, apparaissent aujourd'hui comme des maillons faibles et la promesse d'une équipe de professionnels en contraste avec les amateurs de François Hollande... eh bien cette promesse n'est pas tenue."

 

Le président de la République a déjà dit qu'il ne tirerait pas de leçon nationale des élections municipales. et on connaît les réticences de Macron à se séparer de ses ministres. C'est un affectif dit-on. Et puis le banc de touche est assez vide. Alors certains ministres pourraient avoir envie de partir, peut-être pour une autre vie politique ou une vie plus tranquille. En tout cas le président de la République aura besoin d'une équipe renouvelée en pleine forme alors que la majorité tangue pour aborder la dernière partie de son quinquennat vous savez la petite route qui conduit à la grande route de la Présidentielle"