L'échec Royal n'a pas calmé les volontés de reconversions à la tête de l'État

Ségolène Royal, ministre de l'Environnement, ne prendra pas la tête du PNUD ©BERTRAND GUAY - AFP
Ségolène Royal, ministre de l'Environnement, ne prendra pas la tête du PNUD ©BERTRAND GUAY - AFP

Un conseiller du Premier ministre a été nommé président directeur général de la Monnaie de Paris.

La présidence Hollande vit ses dernières heures et ceux qui, pendant cinq ans, ont pu profiter des ors de la République doivent activement se chercher un avenir.

Le petit jeu des recasages dans les postes dorés que le système peut offrir continue. Ce mercredi, Aurélien Rousseau, directeur adjoint du cabinet du Premier ministre, a été nommé président-directeur général de la Monnaie de Paris. Une belle reconversion, dont la rémunération fixe est de 167 000 euros annuels et peut même atteindre jusqu'à 257 180 euros par an, selon des chiffres publiés par le ministère du Redressement productif en 2013.

Des reconversions en pagaille

La pratique est habituelle mais, comme pour les emplois de proches comme assistants parlementaires, elle est de moins en moins admise par l'opinion publique, qui réclame toujours plus de transparence.

La fin de quinquennat de François Hollande est marquée par ces reconversions, mélange de remerciements pour services rendus et promesses d'un futur doré. Anciens ministres, amis du président à l'époque de l'ENA ou anciens conseillers, ils sont plusieurs dizaines à avoir bénéficié de nominations dans des postes de la Haute fonction publique ces dernières semaines et derniers mois.

Ségolène Royal ne prendra pas la tête du PNUD

Une pratique qui n'est toutefois pas sans couac. Ainsi, Ségolène Royal se rêvait à la tête du PNUD, le programme des Nations Unies pour le développement, après son passage au Gouvernement. Malgré ses clins d'œil à l'Amérique latine en louant le "monument de l'Histoire" que représentait, selon elle, Fidel Castro, Ségolène Royal a vu sa candidature snobée au profit de celle de l'Allemand Achim Steiner. Une petite étude des chiffres réalisée par L'Opinion montre malgré tout une logique à ce que l'ancienne candidate à la présidentielle a jugé "étonnant", à savoir sa non-nomination : quand le Japon participe à hauteur de 355 millions de dollars au budget du PNUD et l'Allemagne à hauteur de 147 millions, la France n'apporte que 17 millions.

Les traditions d'un autre âge de la République française sont tenaces, mais n'arrivent pas encore à faire plier la dure réalité des chiffres...

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