Le sort du Général de Villiers "a eu un peu de mal à passer au sein des armées"

Le Général Dominique Trinquand (Ancien chef de la mission militaire française à l'ONU et expert militaire) © Sud Radio
Le Général Dominique Trinquand (Ancien chef de la mission militaire française à l'ONU et expert militaire) © Sud Radio

Le Général Dominique Trinquand (Ancien chef de la mission militaire française à l'ONU et expert militaire) était ce vendredi l'invité du petit déjeuner politique au micro de Philippe Verdier et Michaël Darmon.

Emmanuel Macron va officiellement promulguer ce vendredi la loi de programmation militaire, qui prévoit une hausse constante du budget de l'armée sur 7 ans avec, dès l'an prochain, une augmentation d'1,7 milliards d'euros. Un geste qui traduit un certain apaisement entre le chef de l'État et les militaires, alors que se profile le traditionnel défilé du 14 juillet.

Entre Macron et l'armée, "la situation est plus apaisée aujourd'hui"

Selon le Général Dominique Trinquand (Ancien chef de la mission militaire française à l'ONU et expert militaire), invité du petit déjeuner politique, il s'agit en effet d'un signe de réchauffement dans les relations entre le gouvernement et la "Grande muette". Des relations qui avaient pourtant pris du plomb dans l'aile après l'épisode de la démisison du général de Villiers, l'an dernier, sur fond de coupes budgétaires. L'intéressé assure toutefois que l'armée restera vigilante quant aux engagements tenus par l'État. "Le budget était un point important. Madame Parly (Ministre des Armées) l'a rappelé, elle remplit le contrat. Maintenant, tout le monde est attentif parce que la loi de programmation est quelque chose qui engage normalement l'État pour 5 ans. Or, dans les lois de programmation précédentes, on perdait une année budgétaire sur 5 ans parce que ça n'était pas appliqué chaque année. Tous les ans, il y avait du rabotage, du grignotage", a-t-il ainsi rappelé. "Là, Madame Parly et le président Macron ont dit : 'fini le rabot et on va appliquer la loi de programmation'. Mais les armées sont attentives et regarderont chaque année l'application de ce budget", a-t-il ajouté, assurant toutefois que "la situation" entre l'armée et Macron était "plus apaisée aujourd'hui".

Et l'intéressé de revenir sur la mise à l'écart du Général de Villiers, confessant que la méthode employée par Emmanuel Macron à l'époque avait surpris l'armée, pour ne pas dire plus. "Le Général de Villiers est de la promotion de Saint-Cyr après moi (...) c'est un ami que j'apprécie énormément et pour lequel j'ai beaucoup d'estime. Tout le monde a été surpris par cette réaction (du président). Sur le fond, il n'y a rien à dire, c'est le chef des armées, c'est lui qui décide. Sur la forme, remettre en place un chef devant ses hommes, c'est quelque chose que nous ne pratiquons pas et qui a eu un peu de mal à passer au sein des armées, a-t-il ainsi affirmé.

>> Retrouvez l'intégralité de l'interview du Général Dominique Trinquand, invité du petit-déjeuner politique

 

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