La présidente du Front national s'est exprimée ce vendredi, suite à l'attaque sur les Champs-Élysées. Elle a fustigé les "gouvernements de droite et de gauche", responsables, selon elle, de la situation actuelle.

Quelques heures à peine après l'attaque sur les Champs-Élysées au cours de laquelle un policier a été tué, Marine Le Pen a pris la parole pour pointer ceux qu'elle estime responsables : "Depuis dix ans, sous les gouvernements de droite et de gauche, tout a été fait pour que nous perdions la guerre contre le terrorisme."

En cause, des mesures qu'elle souhaite voir appliquées rapidement, comme "la restauration effective de nos frontières" ou "le traitement administratif ou pénal immédiat des fichés S". À l'égard de ces derniers, Marine Le Pen prône "l'expulsion immédiate" de ceux qui sont étrangers, la "déchéance de nationalité" pour ceux qui sont binationaux et des "poursuites pour intelligence avec l'ennemi" pour ceux qui sont Français.

"Nous ne pourrons pas gagner cette guerre si nous ne mettons pas fin immédiatement au laxisme pénal inouï", responsable, selon elle, du fait que l'assaillant de jeudi soir ait été laissé en liberté, alors qu'il était visé par une enquête antiterroriste pour avoir manifesté son intention de tuer des policiers.

Dans la dernière ligne droite de la campagne, Marine Le Pen a fortement durci son discours pour se rapprocher des positions historiques de l'extrême-droite sur la sécurité, la justice et l'immigration, proposant notamment un "moratoire sur l'immigration légale" dans les derniers jours avant le premier tour.

En début de semaine, elle avait déjà lâché une déclaration polémique sur le terrorisme, affirmant que, si elle avait été au pouvoir, les attentats du Bataclan ou ceux commis par Mohamed Merah n'auraient pas eu lieu.

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