Laurence Parisot : "Les ordonnances ont été préparées dans un échange réel avec les syndicats"

Laurence Parisot : "Les ordonnances ont été préparées dans un échange réel avec les syndicats"

Laurence Parisot (présidente de la société de conseils Gradiva et ex-présidente du MEDEF) était ce jeudi l'invitée politique de Patrick Roger dans le Grand Matin Sud Radio.

Alors que se profile une deuxième journée de mobilisation contre les ordonnances relatives à la réforme du Code du travail, Laurence Parisot a défendu ce jeudi le projet porté par le gouvernement, soulignant le compromis incarné par ce dernier.

"Les ordonnances ne font que préciser, ajuster et définir des principes déjà connus"

Invitée politique du Grand Matin Sud Radio, l'ex-présidente du MEDEF a ainsi salué tout le travail effectué en amont avec les partenaires sociaux. "Je crois qu'il faut avoir à l'esprit que les ordonnances relatives au marché du travail ont vraiment été préparées dans une concertation et dans un échange réel avec les organisations syndicales, c'est aussi cela la démocratie", affirme-t-elle. Une vision positive que ne partagent pourtant pas certains syndicats qui prétendent avoir surtout été mis devant le fait accompli en découvrant le contenu des ordonnances au dernier moment. Là encore, celle qui est désormais présidente de la société de conseils Gradiva réfute cette idée et préfère insister sur la cohérence d'un projet venu conclure des années de dialogue. "On ne peut pas dire ça du tout parce que ce qu'il y a dans les ordonnances, ce n'est que l'aboutissement de réflexions qu'il y avait entre les organisations d'employeurs, les organisations syndicales et parfois les gouvernements depuis au moins 10 ans". "Presque rien, dans le contenu des ordonnances, n'est récent. Il s'agit d'une évolution, certainement pas d'une révolution, mais les concertations et les réunions qui ont eu lieu pendant l'été n'ont fait que préciser, ajuster et définir des principes qui étaient déjà connus", poursuit-elle.

Mais quid de la contestation ? Une majorité de français - 57% selon un récent sondage Ifop-Fiducial pour Sud Radio - soutiennent en effet le mouvement de protestation. Dans le même temps, la cote d'Emmanuel Macron ne cesse de chuter. Faut-il y voir un rejet de la politique gouvernemental ou bien une révulsion populaire pour les réformes comme l'avait dit le président ? Pour Laurence Parisot, il faut être prudent avec ces sondages car, à ses yeux, ce soutien ne signifie pas forcément une opposition totale à la réforme. "Quand on voit un soutien à l'égard des organisations syndicales qui sont en faveur des manifestations, ça veut simplement dire que les Français estiment qu'il faut peut-être écouter aussi ce que dit la rue (...), ça ne veut pas dire pour autant que les Français ont envie de rester dans le statu-quo", pense-t-elle.

 

>> Retrouvez l'intégralité du podcast de l'interview :

 

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