éditorial

L'édito de Michaël Darmon

A propos...

Journaliste au service économie et politique de TF1 de 1990 à 1993, il est le correspondant de la RTBF à Jérusalem de 1992 à 1993. En 1994, il entre à France 2, au sein du service politique. Il suit l...
Michaël Darmon ©Anthony Ghnassia
Politique

La disparition de Johnny Hallyday perturbe l’agenda politique de Macron

Emmanuel Macron à la tribune de l'Onu (©LUDOVIC MARIN - AFP)

Émotion collective et nationale avec la disparition de Johnny depuis hier, y compris au plus haut niveau de l'État, où Emmanuel Macron doit jongler entre déplacements à l’étranger et décision sur la nature de l’hommage à rendre à la star.

Après avoir avoir été prévenu par Laeticia Hallyday en personne du décès de Johnny, Emmanuel Macron s'est rendu à Alger. Pas pour le grand discours sur les relations franco-algériennes – ça, ce sera pour plus tard – mais pour une simple visite de travail. Peut-être aurait-il pu dire aux Algériens "Nous avons tous quelque chose en nous de l'Algérie", mais il a préféré dire qu'il ne se sentait pas prisonnier de cette histoire commune passionnelle et tourmentée entre les deux pays, au risque de s'embrouiller, selon ses propres mots, avec un jeune Algérien.

Le Président est ensuite parti à Doha pour continuer à parler économie, lutte contre le terrorisme, situation du Liban, puis du rebondissement hier en fin de journée qui peut bouleverser la situation au Proche-Orient : Donald Trump qui reconnaît Jérusalem comme capitale d'Israël. Une décision "regrettable", a réagi le président de la République.
Mais en France, la seule décision que l'on attend est celle sur la nature de l’hommage à rendre à Johnny. Et c'est peut-être ce sujet qui a pu être abordé avec son épouse hier, qui s’est rendue au domicile du chanteur pour saluer la famille en deuil. Hier, Line Renaud a résumé la situation et le sentiment des Français : il mérite un hommage national. Beaucoup le demandent et le sujet est officiellement en réflexion à l'Élysée. Comment un président comme Emmanuel Macron, qui a noué des relations avec lui, pourrait-il ne pas offrir un dernier hommage à cette immense vedette populaire, alors qu'il y aura un hommage aux Invalides pour Jean d'Ormesson ?

Alors pour une fois – car ce n'est pas notre rôle – on va donner un conseil au président de la République : il n'y a pas à hésiter M. le Président, Johnny mérite un hommage national.

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