Jean-Luc Mélenchon est "rentré à la niche " selon David Rachline

David Rachline
AFP

Patrick Roger reçoit David Rachline, Maire de Fréjus et membre du bureau exécutif du FN. Il revient sur la rencontre fortuite ou pas du président de la République et de Jean-Luc Mélenchon à Marseille vendredi dernier. ¨Pour son invité, Le leader de la France insoumise est « rentré à la niche ».

Vendredi dernier, Emmanuel Macron était à Marseille afin de rencontrer la chancelière allemande Angela Merkel. Jean-Luc Mélenchon député dans la quatrième circonscription des Bouches-du-Rhône était également présent dans la cité phocéenne. Vers minuit, les deux hommes se sont rencontrés . Pour L’Elysée, c'est un membre de la délégation qui a prévenu le président de la République de la présence du leader de la France insoumise : "C'est le préfet ou le chef de cabinet qui a su que Jean-Luc Mélenchon était attablé à cette terrasse. Il en a alors informé le président de la République, qui a dit qu'il irait le saluer à la fin de son bain de foule, avant de partir".

La version diffère, selon le figaro : "lorsque le leader de La France insoumise a appris que le président savourait sa popularité non loin du restaurant où lui-même dînait, il s'est immédiatement approché de l'endroit où se trouvait le chef de l'État, et il l'a fait savoir aux équipes de l'Élysée" (…) "trois quarts d'heure plus tard, les deux hommes ont ainsi fait mine de se croiser par hasard à la terrasse d'un hôtel". Pour l’entourage de Jean-Luc Mélenchon, la rencontre s’est réalisée dans des circonstances complètement différentes : "Ça n'était pas organisé. C'est Emmanuel Macron qui se déplace jusqu'à la terrasse de l'hôtel où Jean-Luc Mélenchon était, pour venir le voir", soutient un membre de l’équipe du député.

L'échange est assez sympathique entre les deux hommes. Même si un journaliste présent rappelle à Emmanuel Macron que Jean-Luc Mélenchon l’a qualifié de "plus grand xénophobe qu'on ait". Le député des Bouches-du-Rhône a l’air très étonné. Il semble ne pas comprendre et y voit "une légère exagération marseillaise". L’échange reste cependant « cordial ».

Mais samedi, Jean-Luc Mélenchon est revenu sur ce point. "Je ne comprenais pas ce qu'on me disait au moment où c'est venu (...). En réalité, ça m'est revenu après parce qu'on me l'a expliqué. C'est lui qui m'a accusé d'être un xénophobe, alors j'ai dit : 's'il m'accuse, moi, d'être xénophobe, il y a pire xénophobe que moi, il y a lui, parce que lui, il a fait voter la loi asile et immigration'." L’Elysée a depuis réagit: "Jean-Luc Mélenchon avait très bien entendu la question. On voit très bien qu'il n'assume pas ses propos devant le président."

Ce matin, c’est à David Rachline, maire de Fréjus et invité de Patrick Roger de commenter cette rencontre « ça tout l’air d’une mise en scène. Que le président de la république discute avec des parlementaires ne me choque pas. Mais quand Monsieur Mélenchon nous fait des discours tribuniciens et qu’il insulte pratiquement le président de la République pour ensuite rentrer à la niche devant lui comme cela a été le cas(…) Il (Jean-Luc Mélenchon) s’est un peu effondré, il a dit qu’il n’avait certainement pas prononcé ces mots alors qu’il l’avait fait. C’est une opposition de pacotille «

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