Jacqueline Gourault : "On n'a pas jugé qui était vraiment Benalla"

Jacqueline Gourault
Jacqueline Gourault, interviewée par Patrick Roger sur Sud Radio, le 21 février 2019 à 7h40. DR

Jacqueline Gourault était l’invitée politique de Patrick Roger le 21 février 2019 sur Sud Radio, à retrouver du lundi au vendredi à 7h40.

Interrogée par Patrick Roger sur l'affaire Benalla, la ministre de la Cohésion des territoires et des Relations avec les collectivités territoriales, et ex-vice-présidente du Sénat, veut d'abord voir dans le rapport remis par la commission d'enquête du Sénat, la preuve que notre démocratie fonctionne bien. "Via les commissions d’enquête, il y a un contrôle du gouvernement. Cela fonctionne et tout cela est public. Je trouve que c’est une bonne chose."

"La dérive personnelle d'un homme"

Pour la ministre, "on se rend compte qu’on est dans un pays de liberté, pour la presse, pour les contre-pouvoirs, pour le système parlementaire. On peut peut-être discuter sur le fait que ce rapport est très à charge". Pour elle, "il s’agit là de l’histoire d’un homme. Au fond, le président de la République et l’Élysée s’organisent avec les équipes qu’ils veulent. On peut dire qu'il y a eu une erreur : on n'a pas jugé qui était vraiment Benalla. Il y a peut-être eu des insuffisances de contrôle. On est dans la dérive personnelle d’un homme qui a pris la grosse tête, avait de l’ambition et a sûrement dérivé. Cela arrive, il faut que la justice fasse son travail".

Internet, un outil utilisé par l'antisémitisme

Que pense-t-elle des mesures de lutte contre l'antisémitisme, annoncées mercredi 21 février 2019 par Emmanuel Macron, invité du dîner annuel du CRIF ? "Ce sont de bonnes mesures. C'est très important quand on voit ce qui peut être déversé sur les réseaux sociaux. Internet est un outil utilisé par l'antisémitisme. Il faut qu'il y ait une responsabilité de la plate-forme qui héberge, et l'obligation de retrait des injures qui sont sur Internet dans un laps de temps à discuter." Mais, pour aller aux racines du mal, "il faut agir partout, estime la ministre. J’ai été une partie de ma vie enseignante d’histoire-géographie. Je suis absolument favorable à ce que l'on enseigne le plus tôt possible aux enfants l’Histoire, et l’Histoire des civilisations. il faut le faire sur tous les territoires de la République, parce que la connaissance est le chemin de la tolérance".

Emmanuel Macron et Jacqueline Gourault reçoivent, ce jeudi 21 février 2019, les présidents des Conseils départementaux, dans le cadre du grand débat. Revenant sur la question des 80 km/h sur les routes, un des casus belli aux yeux des « gilets jaunes », la ministre le redit : "Les 80 km/h, sur le fond, visaient à diminuer le nombre de morts en France, et cela a été le cas. Après, s'il faut discuter des tronçons qui doivent être mis à 80 km/h sur les territoires avec les présidents des Conseils départementaux, qui ont en effet dans leurs compétences les routes, cela peut se faire".

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