Hugues Renson : "François Hollande devrait faire son examen de conscience"

Hugues Renson, député LREM de Paris et vice-président de l'Assemblée nationale et auteur du livre Le refus de la parenthèse, était l’invité politique de Patrick Roger le 1er Avril sur Sud Radio, à retrouver du lundi au vendredi à 7h40.

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Au lendemain de ce mini remaniement du dimanche soir, notamment avec deux conseillers proches du Président faisant leur entrée au gouvernement, Emmanuel Macron a-t-il fait le choix de faire confiance aux plus fidèles ? "Le Premier ministre fait des propositions, le Président nomme, c’est un choix qui s’est fait en bonne intelligence entre les deux", estime le vice-président de l'Assemblée nationale.

"Dignité et transparence"

Faut-il voir dans Amélie de Montchalin une juppéiste qui succède à une juppéiste ? Il faut "sortir des vieilles grilles d’analyse. On ne parle plus en juppéiste, en chiraquien, dit celui qui confirme pour autant être toujours chiraquien. Nous rentrons dans une campagne européenne qui doit être notre seule priorité. Nous allons rentrer dans la phase la plus opérationnelle du Grand débat, comment on en sort, quels chantiers on met sur la table..."

N'est-ce, par ailleurs, pas un problème que Sibeth Ndiaye entre au gouvernement, elle qui déclarait que mentir pour protéger le Président ne lui posait pas de problème ? "Sibeth Ndiaye a eu cette phrase en étant conseiller du chef de l’État, salariée de la présidence, estime Hugues Renson. Là, elle est au service de la France, ce qui nécessite dignité et transparence. Ce n’est pas une récompense de rentrer au gouvernement, mais un engagement au service du pays".

Ne jamais commenter

Que pense-il des propos récents des anciens présidents, entre Nicolas Sarkozy, qui estime que "cela va mal finir" et François Hollande ? "J'ai lu l'interview du président Hollande, reconnaît le député LREM de Paris. L’extrême droite progresse, c'est un danger pour le pays, c’est un fait. On lutte en ayant des résultats contre le chômage, la justice sociale et fiscale. A-t-il eu des résultats ? Plutôt que de jouer les oiseaux de mauvaise augure, j’invite François Hollande à faire son examen de conscience. Jacques Chirac s’était fixé pour règle, en quittant la présidence de la République, de ne jamais commenter l’action de son successeur. C’est une position de sagesse que les Français attendent de leur ancien président de la République".

 

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