Hugues Renson: "Entre Hidalgo et la droite, il faut un large arc progressiste"

Il est beaucoup trop tôt pour se lancer dans les élections municipales, selon le député LREM de Paris, vice-président de l'Assemblée nationale et auteur du livre " le refus de la parenthèse". Hugues Renson se prononcera lui-même après les élections européennes, mais il a déjà sa petite idée sur la forme que prendrait une candidature commune au centre de l'échiquier politique. Invité du "petit déjeuner politique", il a aussi évoqué le remaniement et les piques de François Hollande à l'égard de son successeur.

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Nouvelle porte-parole du gouvernement, Sibeth Ndiaye était auparavant chargée de presse à l'Elysée. Et cette petite phrase parue dans l'Express ressurgit: "j’assume parfaitement de mentir pour protéger le président”. Pour autant c'est du passé, souligne Huges Renson:

"Sibeth Ndiaye avait prononcé cette phrase lorsqu'elle était conseillère du chef de l'Etat, et salariée de la présidence. Elle devient aujourd'hui ministre de la République,  c'est un engagement au service de la France, qui nécessite évidemment vérité et transparence, et je ne doute pas qu'elle aura n'aura pas la même dimension ni la même approche dans sa responsabilité gouvernementale, que ce qu'elle avait au sein d'un cabinet"

"J'invite François Hollande a faire son examen de conscience"

Le député LREM de Paris a aussi réagi au nouveau tacle de François Hollande, au sujet d'Emmanuel Macron. "A vouloir tout bousculer, tout s'est arrêté". Extraits issus de la version augmentée et actualisée de son lire "les leçons du pouvoir". L'ex-président, selon qui les résultats du président Macron ne sont bons "ni pour la vitalité économique, ni pour la cohésion sociale".

"Que l'extrême-droite soit un danger pour le pays, c'est un fait, François Hollande n'invente pas grand chose. Et on lutte contre l'extrême-droite en ayant des résultats, dans la lutte contre le chômage, la justice sociale, la justice fiscale. François Hollande a t il eu suffisamment de résultats? Je ne le crois pas. Plutôt que de faire l'oiseau de mauvaise augure, j'invite François Hollande a faire son examen de conscience. Ce serait une position de sagesse de s'abstenir de commenter son successeur, comme avait fait Jacques Chirac"

Municipales: "le risque, c'est l'émiettement"

Il est trop tôt pour se lancer dans la course aux municipales, selon celui qui ne cache pourtant pas s'y intéresser: Hugues Renson déplore le départ du gouvernement de Benjamin Griveaux et Mounir Mahjoubi.

"Il y a eu ces dernières semaines, une accélération du calendrier. Je crois qu'on est très éloigné de ce que vit le pays: il vit un moment difficile. Moi, j'ai dit que je me déterminerais au lendemain des élections européennes, car je eux faire les choses dans l'ordre. Quand je suis sur le terrain, personne ne me parle des élections municipales. Ce n'est pas le moment. Faire de la politique autrement, c'est de se consacrer à sa tâche. L'élection de l'année prochaine portera sur les réponses qu'on peut apporter des réponses aux parisiens dans deux domaines: la qualité de vie, et le prix devenu prohibitif. C'est un des enjeux considérables. La municipalité doit apporter des réponses. C'est ça l'enjeu, pas de de pencher sur qui sera candidat alors qu'on est en pleines élections européennes."

"Il faut regarder ce que propose Gaspard Gantzer, Pierre-Yves Bournazel"

Le député LREM de Paris a pourtant bien son idée sur la configuration que devrait prendre ces municipales dans la capitale:

"Le risque, c'est l'émiettement, et que Paris devienne ingouvernable. Je crois qu'il faut essayer de réfléchir à avec qui on peut gagner la ville, et il faut le faire avant le premier tour. Rien ne serait pire que de faire des arrangements entre les deux tours. Il faut regarder ce que propose Gaspard Gantzer, Pierre-Yves Bournazel. Je crois aux dynamiques collectives: Anne Hidalgo sera candidate, il y aura un candidat de la droite: mais il y a un large arc progressiste que nous pouvons construire."