Le président du conseil régional de Normandie a répété son soutien à François Fillon et dénoncé les tractations du président de l'UDI, Jean-Christophe Lagarde, comme d'autres membres des Républicains, pour imposer une candidature Alain Juppé.

Invité de l'émission Territoires d'Infos sur Sud Radio et Public Sénat, Hervé Morin est revenu sur le rétropédalage de l'UDI, qui a renouvelé mardi soir son soutien à François Fillon après avoir appelé Les Républicains, ce week-end, à changer de candidat.

"L’UDI par son président a décidé de mener la campagne de déstabilisation, a regretté le président du conseil régional de Normandie. Il a fait ce qu’ont fait beaucoup de Républicains pendant le week-end, cherchant à ce qu’Alain Juppé soit candidat. Manque de pot, lundi matin, Alain Juppé n’est pas candidat et donc il y a rétropédalage. Ce n’est pas un putsch raté, c’est un putsch qui n’a pas de sens."

Pour lui, c'est François Fillon qui est le mieux placé pour rassembler largement, surtout dans l'hypothèse d'un second tour face à Marine Le Pen : "Tous les partis politiques sont traversés par des fractures sur la question européenne, sur les questions d’économie de marché. Le système se recomposera d’autant plus que vous aurez un candidat face à Marine Le Pen, qui aura besoin d’une majorité large pour bâtir la refondation du pays. Il y a un homme pour cela, François Fillon."

En tout cas, ça ne peut pas être, à l'entendre, Emmanuel Macron, qu'il voit comme "une mystification" : "Lisez son projet. C’est l’homme qui n’est sur aucun des vrais et grands sujets du pays. A chaque fois qu’il y a une difficulté, il se met en arrière. Quand la quasi-totalité de l’appareil socialiste va arriver pour soutenir Macron, on va se rappeler qu’il est co-responsable de la situation dans laquelle on est aujourd’hui."

 

Vos réponses pour cet article

Ajouter un commentaire

Les rubriques Sudradio