Gilbert Collard : "La France devient un État préoccupant"

Gilbert Collard, député RN du Gard, était l’invité politique de Patrick Roger le 5 avril sur Sud Radio, à retrouver du lundi au vendredi à 7h40.

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Au lendemain de la censure de l'interdiction administrative de manifester, décrétée par le Conseil constitutionnel, le député RN du Gard était l'invité du "petit déjeuner politique".

"On peut casser le casseur"

Gilbert Collard avait d'ailleurs lui-même voté contre ce texte : "J’ai voté contre la loi à cause de cet article. Il n'appartient pas à l'autorité administrative de déterminer qui représente ou pas un trouble potentiel, prévisible à l'ordre public. C’est l’affaire des juges. Quand un casseur casse, on peut casser le casseur. Ce qui est incroyable, c’est qu’on laisse casser. Sur les Champs-Elysées, cela pose question. Depuis des années, on laisse faire les casseurs". Pour l'avocat de profession, "on ne peut pas être un peu coupable ou un peu innocent. La question centrale est qu'on ne peut pas laisser à l'autorité administrative, qui est le pouvoir, un élément d'appréciation judiciaire. On ne peut pas confondre ce qui est de l’ordre du juge et ce qui est de l'ordre du préfet. Sinon, on retombe dans la période napoléonienne".

"La liberté mérite mieux"

Le gouvernement envisagerait, par ailleurs, de dissoudre le groupe Génération identitaire, après son occupation d'une CAF à Bobigny. "On ferait mieux de dissoudre les blacks-blocks qui, véritablement, cassent, estime le député RN du Gard. Les identitaires n’ont jamais été surpris en train de casser ou de piller. Le gouvernement fait de la politique, ça les dérange". Au fond, estime-t-il, "la France devient vraiment un État préoccupant. Pour la moindre chose, on vous convoque chez le juge, on déclenche une enquête, par un procureur toujours nommé par le pouvoir. On peut déclencher une enquête pour n’importe quel motif. La liberté mérite mieux".

Mais alors, comment rétablir l’autorité ? "C’est paradoxal, estime-t-il. D’un côté, on a un manque d'autorité absolue dans les écoles, les lycées, les collèges, les rues... Mais de manière ponctuelle, sur des cibles très recherchées et localisées, on assiste au déclenchement d'un processus bien analysé, avec la recherche d'incrimination, et Dieu sait que le code permet d'en trouver. Dès que l'on se lève, on commet une infraction sans le savoir ! Suivent la procédure, la médiatisation, les perquisitions, le déclenchement d’une petite persécution judiciaire..."

 

 

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