Geoffroy Didier: "Nous attendons avant tout des baisses d'impôts"

Invité du "petit déjeuner politique", Geoffroy Didier évoque les annonces d'Emmanuel Macron censées clôturer les chapitres Gilets Jaunes et Grand débat ce soir, mais aussi la campagne des élections européennes. Le président Macron doit éviter les poncifs et annoncer des mesures économiques et sociales concrètes, juge le député européen, directeur de campagne des Républicains aux élections européennes, vice-président de la région Île-de-France et secrétaire général délégué de LR.

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C'est un Tweet étonnant de Nathalie Loiseau sur lequel Geoffry Didier est invité à réagir : la tête de liste LREM aux élections européennes a invité la presse à l’accompagner à la messe lors de son déplacement à La Réunion. Faut-il en être choqué ? "C’est une forme de communiqué de presse, estime Geoffroy Didier, député européen, directeur de campagne des Républicains aux élections européennes, vice-président de la région Île-de-France et secrétaire général délégué LR. Oui, nous sommes dans une République laïque. Mais j’aimerais que notre pays assume ses racines, sa culture judéo-chrétienne. Il est temps de l’assumer. Contrairement à LREM, aux clins d’œil de nos adversaires, avec François-Xavier Bellamy, nous souhaitons que cela soit inscrit dans les traités européens".

"Des mots forts, des actes faibles"

Que pense-t-il de Nathalie Loiseau ? "Elle ne m'a pas impressionné, ni par son courage en tant que ministre, ni par ses idées. Emmanuel Macron n’a qu’un projet : lui-même. C’est la raison pour laquelle il a choisi une tête de liste qui, pour l'instant, me paraît transparente". Comme elle, n'y a-t-il pas de monde dans les meetings de la liste LR pour les élections européennes ? Au contraire, estime Geoffroy Didier, "nous avons dû ouvrir une deuxième salle à Boulogne-Billancourt, J'observe que là où François-Xavier Bellamy se déplace, il est très suivi. Pourquoi ? Parce que dans cette campagne, nous avons notre propre identité. Nous ne voulons plus subir en Europe les dérives de la mondialisation ni de l'immigration de masse. C’est bien mieux que les poncifs d’Emmanuel Macron ou le suicide collectif que nous propose Marine Le Pen".

Attend-il des mesures chocs lors des annonces de ce soir ? "Plus les mots sont forts, plus les actes sont faibles, juge le député européen. Ce que nous souhaitons, c'est qu'Emmanuel Macron fasse marche arrière sur toutes les hausses d'impôts. Qu’il réindexe toutes les pensions de retraite sur l’inflation, qu’il annule les hausses de CSG, et qu'il baisse de 10% l'impôt sur le revenu pour tous ceux qui le payent. Tout cela est possible, cela s’est fait dans des pays voisins. Mais pour cela, il faudrait arrêter d'augmenter la dépense publique. La dépense publique augmente encore plus sous Emmanuel Macron que sous François Hollande. Notre déficit public est le pire de l’Union européenne, la dette est en train d'avoisiner les 100% du PIB".

Sancturariser les retraites

Mais alors, comment faire pour que les Français gagnent du pouvoir d’achat ? "Les retraités sont les premières victimes de la présidence d’Emmanuel Macron, estime Geoffroy Didier. Je souhaiterais que l'on sanctuarise les retraites dans ce pays, et que l'on cesse de s'en prendre à ceux qui ne peuvent pas se défendre sous prétexte qu'ils ne produisent plus de richesses. Ils ont mérité leur retraite. Une retraite, c'est un dû, pas un don". Et pour ceux qui ne paient pas l'impôt sur le revenu ? "Agir sur les produits de première nécessité serait un geste de justice sociale. Je voudrais aussi qu'Emmanuel Macron donne du sens au travail, avec par exemple 5 heures d’activité d'intérêt général par semaine pour les bénéficiaires du RSA. Le droit à la solidarité doit s’accompagner de devoirs. Enfin, qu’il redonne un sens à l’autorité, par exemple en imposant des peines planchers pour ceux qui s’attaquent à des policiers. L’inertie d'Emmanuel Macron a eu pour conséquence 22 semaines où l’on se demandait si la République allait vaciller".

 

 

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