Farida Amrani : "Manuel Valls a trahi ses électeurs"

Farida Amrani, candidate La France Insoumise pour la législative partielle dans la 1ère circonscription de l'Essonne
Farida Amrani, candidate La France Insoumise pour la législative partielle dans la 1ère circonscription de l'Essonne ©Sud Radio

Farida Amrani, candidate La France Insoumise à la législative partielle de la 1ère circonscription de l'Essonne, était l'invitée politique du Grand Matin Sud Radio.

La 1ère circonscription de l'Essonne va devoir élire son ou sa nouvelle députée, suite à la démission de Manuel Valls, en partance pour briguer la mairie de Barcelone.

Invitée politique du Grand Matin Sud Radio, Farida Amrani est la candidate La France Insoumise dans cette circonscription. Et pour elle, il est temps de tourner la page de l'ancien Premier ministre : "Il a trahi ses électeurs. Au bout de 15 mois, il s’en va déjà, il n’a pas tenu une seule permanence. Maintenant ça suffit. Il a certainement beaucoup apporté pendant son premier mandat de maire, quand il avait encore vraiment les pieds à Evry, et quand il a voulu utiliser la ville d’Evry comme tremplin pour arriver au gouvernement."

 

 

Pour elle, dans cette circonscription comme dans les autres quartiers prioritaires, il est temps d'arrêter les grands discours sur le "vivre-ensemble" et enfin passer aux actes. "Il faut de la sécurité, de la police républicaine, il n'y a pas de souci, mais il faut que ce soit en lien avec la population, a expliqué Farida Amrani. Le policier municipal doit pouvoir aller parler aux administrés, aux jeunes comme aux moins jeunes. Je ne nie pas qu'il y a encore des choses à faire dans ces quartiers, mais ça fait des années qu'on a mis des millions d'euros dans les budgets, pourquoi on n'y arrive pas ? Parce qu'on ne prend pas le problème à la base."

C'est dans l'éducation qu'il faut concentrer les efforts, assure la candidate France Insoumise : "Ça doit se faire dans les écoles, c’est l’éducation qui est prioritaire. (...) L’éducation civique, c’est important. Il faudrait peut-être en faire plus, en faire tout le temps. C’est un fil conducteur qu’il faut avoir."

 

 

Autre point important, selon elle, "les transports", donnée clé pour améliorer le quotidien des parents et l'éducation des enfants : "Les parents, dans notre banlieue, quand ils doivent partir travailler très tôt, à 6h du matin et rentrent à 19h, ils ne savent pas ce qui s’est passé pendant la journée. Le RER D, c'est la ligne chez nous, c’est une vraie catastrophe. Quand on part à 6h, qu’on a pratiquement 3h de trajet quand tout va bien, ce n’est pas tenable. Les parents rentrent le soir épuisés. On doit revoir le système éducatif et les transports. Tout est lié, c’est le vivre-ensemble. Il faut le vouloir, avoir la volonté politique de le faire."

 

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Michel Ange
- Samedi 13 octobre 2018 à 21:36
Toujours trouver une excuse afin de minimiser les faits. Mais heureusement que sur les 11 millions de français pauvres il n'y a pas que des délinquants mais bien au contraire. Regardez dans les départements tels que la Lozère, l'Aveyron, la délinquance est quasiment inexistante, pourtant la pauvreté existe belle et bien. Eux ne brûlent pas les voitures, ni les écoles, ni les bibliothèques, n'essayent pas de tuer les policiers en voulant les brûler...................

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