Euro-Rolling : l'idée d'une victoire du Rassemblement National s'installe dans l'opinion

Euro-Rolling 2019 : votre nouveau rendez-vous politique ! Découvrez chaque jour, les résultats de notre sondage quotidien Ifop-Fiducial pour Sud Radio, Paris Match et CNews sur les intentions de vote en continu pour les élections européennes. 

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Un duel qui semble tourner en faveur de la liste RN

Le RN a enregistré une progression de deux points cette semaine, pour arriver à 24% des intentions de vote, devant LREM (22,5%). 

Dans sa note hebdomadaire, l’Ifop  explique que "l’idée d’une victoire du Rassemblement national s’installe dans l’opinion". En effet, depuis le début de l'étude, une majorité relative des électeurs pronostiquait la victoire de la liste de LREM.

Depuis cette semaine, détaille l’institut, la liste du Rassemblement National menée par Jordan Bardella a pris la tête de cet indicateur : aujourd’hui, 27 % des électeurs prévoient que le RN arrivera en tête au soir du 26 mai, soit un point de plus que pour LREM (26 %). Ce resserrement est à l’œuvre depuis que l’incertitude domine quant à l’identité de la liste victorieuse et que les deux partis se livrent à un "coude-à- coude permanent" dans les courbes d’intentions de vote

La campagne pour les européennes entre dans sa dernière ligne droite. En cette fin de semaine, l'indice de participation a connu une légère hausse pour atteindre les 44% (43,5% le vendredi 17 mai). 

On remarque que la mobilisation des électeurs progresse. Plus précisément, on observe de fortes disparités de mobilisation, selon l'âge, le niveau de vie et les affinités politiques des interviewés.. En effet, les personnes âgées (65 ans et plus) se montrent plus intéressées à aller voter le jour du scrutin (59% contre 27% chez les 18-14 ans). Idem, les catégories aisées se sentent plus concernées pour ces européennes (51% contre 32% chez les catégories pauvres).

Autre fait notable, les électeurs de Marine Le Pen au premier tour de l'élection présidentielle de 2017 figurent parmi les plus susceptibles de retourner aux urnes le 26 mai prochain (50%), devant ceux d'Emmanuel Macron. 

L'intérêt pour la campagne électorales repart à la hausse

A une semaine seulement du scrutin pour les européennes, l'intérêt pour la campagne électorales repart à la hausse pour atteindre en fin de semaine 61% de l'ensemble c'est électeurs.Depuis quelques semaines déjà, ce sont les électeurs de la République en Marche qui s'imposent comme le public le plus intéressé par la campagne (76%).

Conversations des Français : la campagne électorale des européennes éclipsée par la prise d'otages au Burkina Faso

65% des sondés affirment avoir évoqué avec leur entourage "la libération des quatre otages au Burkina Faso qui a coûté la vie à deux militaires français". Ils sont 56% à avoir discuté de la "polémique autour des otages en zone dangereuse". D'autres sujets ont été évoqués : "la réforme des retraites" (46%), l'ouverture du procès en correctionnelle d'Isabelle et Patrick Balkany (42%), ainsi que les mobilisations sociales comme l'acte 26 de la mobilisation des Gilets Jaunes (37%). 

Le vote sanction en légère baisse 

43% des personnes interrogées affirment qu'elles se prononceront pour sanctionner la politique du Chef de l'Etat. (+4 points en une semaine). Selon la note hebdomadaire IFOP, "le vote santion reste le motif de participation le, plus invoqué, devant la neutralité vis-à vis de l'exécutif (pour 36%) ou la volonté de le soutenir (21%).

La méthodologie du sondage

Sondage IFOP réalisé par internet tous les jours depuis le 8 mars 2019 auprès d’un échantillon quotidien de 500 personnes (40.000 personnes sur la période totale du sondage) représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus. 

La représentativité de l’échantillon a été assurée par la méthode des quotas au regard de critères : ―sociodémographiques : sexe, âge de l’individu; ―socioprofessionnels : profession de l’individu ; ―géographiques : région administrative, taille d’unité urbaine ; Ces quotas ont été définis à partir des données de l’Insee pour la population âgée de 18 ans et plus résidant en métropole (Insee RP 2015). 

Les interviews ont été réalisées par questionnaire auto-administré en ligne du 14 au 17 mai 2019.

 

Concernant les marges d'erreur

La théorie statistique permet de mesurer l’incertitude à attacher à chaque résultat d’une enquête. Cette incertitude s’exprime par un intervalle de confiance situé de part et d’autre de la valeur observée et dans lequel la vraie valeur a une probabilité déterminée de se trouver. Cette incertitude, communément appelée «marge d’erreur», varie en fonction de la taille de l’échantillon et du pourcentage observé.

L'Ifop précise bien que «les résultats de cette enquête doivent être interprétés comme une indication significative de l’état des rapports de force actuels» mais qu'ils ne constituent en aucun cas un «élément prédictif des résultats le jour du vote».