Emmanuelle Wargon, sur le climat: "on est au bord du précipice"

Invitée du "Petit déjeuner politique", la secrétaire d’État auprès du ministre de la transition écologique et solidaire a évoqué la pétition sur le climat "l'Affaire du siècle", et le grand débat national qui doit s'ouvrir la semaine prochaine.

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"C'est bien que tout le monde se mobilise"

Interrogée sur l'action en justice contre l'Etat "l'Affaire du siècle", pour inaction climatique, Emmanuelle Wargon préfère saluer la mobilisation: "C'est bien que tout le monde se mobilise. Avoir 2 millions de personnes qui disent que ça ne va pas assez vite, c'est bien. Il y a une impatience que je comprends, on est au bord du précipice. Le gouvernement s'est doté d'une vision, il agit, notamment avec la programmation pluriannuelle de l'énergie. On va réduire de 72 à 50% la part du nucléaire. On va développer massivement les énergies renouvelables, on investit".

"Je crois au grand débat national. C'est l'endroit où la discussion peut et doit avoir lieu"

La question d'un référendum après le grand débat pourra se poser, mais il est top tôt pour le dire selon Emmanuelle Wargon. Et si le gouvernement tirera toutes les conclusions de ces discussions, y compris sur la fiscalité, hors de question pour autant d'envisager un rétablissement de l'ISF: "il n'y a pas que cet outil pour répondre à l'équité fiscale".

Emmanuelle Wargon a aussi évoqué le retrait de Chantal Jouanno, qui ne pilotera pas ce grand débat national après la polémique sur sa rémunération supérieure à 14.000 euros, tout en restant présidente de la commission nationale du débat public. Une démission de sa part n'est pas à l'ordre du jour selon Emmanuelle Wargon. "Cette autorité est indépendante du grand débat, elle était en charge de cette autorité avant le grand débat, elle toujours en charge de cette autorité qui mène plusieurs dizaines de débats chaque année".