éditorial

L'édito de Christophe Bordet

Christophe Bordet ©Anthony Ghnassia
Politique

Des policiers, soupçonnés de radicalisation, sont dans le viseur de l'IGPN

Une trentaine de policiers, soupçonnés de radicalisation, sont actuellement dans le viseur de l'IGPN. 

Soupçonnés d'être en lien avec la mouvance islamiste, plusieurs policiers (une trentaine) sont aujourd'hui dans le collimateur de la "police des polices". Une menace potentielle qui inquiète le gouvernement.

C'est la raison pour laquelle la loi antiterroriste, adoptée hier à l'Assemblée, permet désormais de muter, voire de radier, gendarmes, policiers, surveillants de prison et militaires si une enquête administrative conclut à leur radicalisation. C'est un changement notable car jusqu'à présent, une enquête avait lieu en amont de leur recrutement mais jamais au cours de leur carrière. En cas de radiation pour radicalisation, les intéressés pourront toujours déposer un recours. Il appartiendra alors à "la police des polices" d'apporter les preuves des accusations portées.

Nos forces de sécurité seraient-elles donc à ce point la proie des islamistes ? Pour ces derniers, tout est bon et c'est vrai que les policiers, les gendarmes et les militaires sont des proies rêvées qui savent manier les armes. Par exemple, certains hauts gradés craignent qu'un militaire sorte un jour son arme pour faire un carnage au nom d'Allah. Ça fait partie des scénarios envisagés. Ce n'est évidemment pas quelque chose qui est crié sur tous les toits... Afin de surveiller tout ça, une cellule spéciale existe par exemple au sein de la police et cette dernière a pu constater qu'en 2016, une vingtaine de fonctionnaires avait une "pratique religieuse exacerbée" et qu'une dizaine était en relation avec des salafistes connus.

La police est donc infiltrée comme d'autres secteurs et d'autres organisations humaines, ça peut faire peur mais est-ce vraiment étonnant ? Rappelons qu'il y a encore quelques semaines, Daech appelait les terroristes potentiels à se fondre dans la masse pour mieux agir... On ne pas va cesser de vivre pour autant !

>> L'intégralité de la chronique est disponible en podcast

 

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