Départ d'une députée LREM : on ne part pas "quand la houle monte" selon Guerini

Stanislas Guerini
Stanislas Guerini ©Sud Radio

Le député LREM de la 3e circonscription de Paris était l'invité politique du Grand Matin Sud Radio.

Le député LREM Stanislas Guérini a critiqué lundi le départ du parti de la députée Frédérique Dumas, estimant que la majorité présidentielle n'est pas "un navire de croisière" que l'on quitterait "quand la houle monte".

La majorité présidentielle n'est "ni le Titanic ni le Costa Concordia", a estimé M. Guérini, invité du Grand Matin Sud Radio, alors que la députée a dit avoir "le sentiment d'être sur le Titanic".

"Ce n'est pas un navire de croisière qu'on emprunte quand il fait beau et dont on part quand la houle monte. C'est précisément maintenant qu'il faut tenir la barre", a-t-il ajouté.

"Il y a beaucoup de signaux faibles qui montrent que le pays commence sa transformation"

"Évidemment c'est difficile ce qu'on a engagé pour le pays (...) On a décidé d'essayer de transformer ce pays en profondeur, donc on se heurte à beaucoup de difficultés, donc c'est maintenant qu'il faut être solide", a-t-il exhorté.

 

 

Estimant qu'"on a parfois un petit peu" tendance à ne parler que des "choses négatives", il a jugé qu'"il y a beaucoup de signaux faibles qui montrent que le pays commence sa transformation, et ça, ça me motive", a-t-il insisté.

La députée des Hauts-de-Seine Frédérique Dumas a annoncé dimanche soir à l'AFP qu'elle quittait La République en marche pour rejoindre l'UDI, ainsi que le club de Xavier Bertrand, La Manufacture.

Il s'agit de la deuxième défection dans le groupe LREM à l'Assemblée, après le départ de l'ex-PS Jean-Michel Clément, qui s'était opposé à la loi Asile et immigration.

"C'est tout le contraire de l'arrogance quand on dit la vérité aux gens"

Invité à réagir à la polémique du week-end sur la petite phrase d'Emmanuel Macron, expliquant à un horticulteur au chômage qu'il pouvait lui trouver du boulot "en traversant la rue", le député LREM a réfuté toute "arrogance" de la part du chef de l'État.

 

"C'est tout le contraire de faire la leçon ou tout le contraire de l'arrogance qu'il fait, quand il dit la vérité aux gens et qu'on dit ce qu'on pense au final, a assuré Stanislas Guérini. Je crois qu'il soulève les vraies questions, sur l'emploi, c'est-à-dire celles de la mobilité. Il y a des pays où on change beaucoup plus facilement de ville pour trouver un job, mais en France, tout est bloqué. Le président de la République avait parlé d'assignation à résidence, je pense que ça résume parfaitement bien ce qui se passe."

 

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