David Desgouilles : "Le souverainisme ça a été un peu le sceau de l’infamie pendant des années"

David Desgouilles, chroniqueur politique pour Marianne était l’invité d’André Bercoff pour présenter le livre posthume de Coralie Delaume, Nécessaire souveraineté, publié aux éditions Michalon, le 1er octobre 2021 sur Sud Radio dans son rendez-vous du 12h-13h, "Bercoff dans tous ses états".

David Desgouilles, invité d’André Bercoff dans "Bercoff dans tous ses états” sur Sud Radio.

David Desgouilles : Coralie Delaume "travaillait énormément"

"Coralie Delaume, c’est quelqu’un qui a commencé à bloguer dans les années 2009-2010", explique David Desgouilles. "Elle était officier, elle était à l'école de guerre, elle était commissaire des armées à l’origine", raconte-t-il. Pour David Desgouilles, si "elle a pris le pseudo Coralie Delaume", c’est "parce qu’elle ne pouvait évidemment pas paraître avec son nom étant dans l’armée". Quand "elle a commencé à écrire un blog, elle a été repérée par Philippe Cohen, qui dirigeait à l’époque le site internet de Marianne", continue David Desgouilles. "C’est comme ça que je l’avais rencontrée", explique-t-il.

 

"Nous les blogueurs on avait le droit à la nuit du site de Marianne de temps en temps", explique David Desgouilles qui est lui-même blogueur politique. "C’est comme ça qu’en fait elle a été lancée et de blogueuse, elle est devenue une essayiste", ajoute-t-il. "Elle écrit son propre livre sur l’Europe en 2014, il s'appelle Europe, Les Etats désunis. Elle a ensuite écrit La fin de l’Union Européenne avec David Cayla, qui était un économiste", raconte le chroniqueur politique pour Marianne. "Et puis, je pense que son meilleur livre était Le couple franco-allemand n’existe pas", ajoute-t-il. Pour David Desgouilles, Coralie Delaume "avait une lucidité, un regard aiguisé et surtout elle travaillait énormément. C’était un bourreau de travail, y compris pour écrire ce dernier livre, qu’elle voulait absolument faire paraître". "Malheureusement", continue David Desgouilles, "elle n’a pas pu le voir publié parce qu'elle nous a quitté le 15 décembre dernier".

 

"La notion de souveraineté (...) n’est pas toujours bien comprise"

Pour David Desgouilles, "quand l’Etat se met au service du marché à ce point là, c’est ce qu’on appelle le néo-libéralisme". "Et ça Coralie le voyait très bien, elle avait déjà analysé ce phénomène dans ses premiers livres", explique le chroniqueur politique présentant le livre de Coralie Delaume. "Dans Nécessaire souveraineté, elle insiste vraiment sur la notion de souveraineté parce que c’est une notion qui n’est pas toujours bien comprise", explique le blogueur politique, "Le souverainisme ça a été un peu le sceau de l’infamie pendant des années", continue-t-il.

 

"Coralie, contrairement à moi, venait de la gauche", explique David Desgouilles. C’est pour cela, selon lui, qu’ "elle était encore beaucoup plus attaquée, parce qu’elle était considérée par beaucoup comme une traître". "Un peu comme Jean-Pierre Chevènement l’a été en 2002", juge-t-il. "Et Jean-Pierre Chevènement avait rendu hommage à Coralie dans le Figaro le lendemain de son décès. Il avait dit : "Toute la jeune génération souverainiste se reconnaissait en Coralie Delaume"". "Et il avait bien raison", juge David Desgouilles au micro d’André Bercoff sur Sud Radio.

 

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