Aurore Bergé: Les Français ont choisi, quoi qu'en pensent quelques gilets jaunes"

Ce ne sont pas "quelques gilets jaunes" qui vont arrêter le train des réformes, selon la députée LREM des Yvelines et porte parole d'En Marche. Invitée du petit déjeuner politique, Aurore Bergé évoque notamment la loi pour réformer l'audiovisuel public (et donc la redevance) à venir au printemps.

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Le texte pour réformer l'audiovisuel public sera adopté d'ici la fin du printemps, selon Aurore Bergé, qui évoque notamment les possibles évolutions de la redevance. Et pourquoi pas l'idée, émise par le ministre des comptes publics Gérald Darmanin, de la supprimer.

"C'est toujours plutôt une bonne idée de vouloir baisser les impôts des Français, on a promis de rendre 20 milliards d'euros de pouvoir d'achat aux Français par une baisse de la pression fiscale. La redevance était adossée à la taxe d'habitation, or on va la supprimer pour 100% des Français, donc il faut trouver un nouveau mécanisme. Soit en trouvant un nouveau mécanisme fiscal (via l'impôt sur le revenu ou la taxe foncière par exemple). Soit une nouvelle forme de taxe: des pays comme l'Allemagne ont choisi de faire une taxe sur les tablettes, les smartphones, car c'est vrai qu'elles permettent aussi de regarder les télés et radios publiques. Soit on supprime purement et simplement cet impôt, mais l'audiovisuel public doit garder le même niveau de ressource. Ça n'a plus vraiment de sens que ça soit adossé à la possession d'un poste de télévision. Donc il y a une logique à universaliser, comme dans d'autres pays."

Gilets jaunes "ça reste moins que le moindre mouvement social"

Une réforme de l'audiovisuel public à venir au cours des prochains mois, car les réformes doivent repartir à l'issue du grand débat, selon la porte-parole d'En Marche.

"On peut pas suspendre le calendrier au moindre soubresaut. Les Français ont choisi un président de la République, quoi qu'en disent les quelques gilets jaunes qui sont encore dans la rue. ça reste moins que le moindre mouvement social qui a existé auparavant. Est-ce qu'on peut encore le caractériser de mouvement social? Est-ce que vous voyez encore des revendications sociales dans la rue? Moi je vois des revendications d'ordre politique. Quand vous dites: 'destitution du président de la République, dissolution de l'Assemblée, référendum d'initiative citoyenne', vous ne dites pas: 'augmentation du pouvoir d'achat'. On voit des gens qui sont des opposants politiques, mais qui ne cherchent pas des solutions. "