Annie Genevard: "Les Français n'attendent pas une réforme institutionnelle"

La diminution du nombre de parlementaires et l'instauration de la proportionnelle constitueraient une sortie de crise pas chère pour le gouvernement, mais démagogique, à en croire la députée LR du Doubs, vice-présidente de l'Assemblée nationale et secrétaire-générale des Républicains. Invitée du "petit déjeuner politique, Annie Genevard évoque aussi la nomination de Sibeth Ndiaye, un "coup politique" d'Emmanuel Macron selon elle.

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"Le débat sur le débat, c'est un peu une démarche qui tourne en rond"

Pour le vice-présidente LR de l'Assemblée, le gouvernement doit passer aux décisions: "On attend les propositions du gouvernement, on veut débattre sur un collectif budgétaire et des projets d'actions."

"Hier, sur la transition énergétique et la fiscalité, les ministres n'ont rien pu dire vu que le président a toutes les clés."

Sibeth Ndiaye, "un coup politique"

Annie Genevard évoque aussi les nombreuses phrases reprochées à celle qui est devenue porte-parole du gouvernement, Sibeth Ndiaye. 

"Le président de la République n'a pas résisté à la tentation de créer un coup politique, en nommant quelqu'un que personne n'attendait. Il s'est dit: elle est très controversée, eh bien je vais l'imposer. Ce qui pose question: elle a fait des déclarations problématiques, alors qu'elle est la voix du président. C'est de notoriété publique, elle a des relations difficiles avec la presse. Elle a fait des déclarations qui ont choqué, heurté. Ce n'est pas une bonne façon de réconcilier les Français avec le président de la République. Des tas de députés de la majorité auraient pu faire l'affaire. Nommer deux membres de son cabinet sur trois postes, c'est vraiment une manière de dire: je ne fais confiance qu'à ma garde rapprochée."

Réduire le nombre de députés: "de l'anti-parlementarisme"

La secrétaire-générale des Républicains va intervenir à l'Assemblée nationale cet après-midi, dans le cadre de ce grand débat. La diminution du nombre de parlementaires, l'instauration de la proportionnelle: de bien mauvaises idées selon elle:

"Je ne crois pas que les Français attendent une réforme institutionnelle. Evidemment, si vous dites aux gens: voulez-vous moins de députés, sous-entendu qui ne servent à rien, évidemment ils vont dire oui. C'est de l'anti-parlementarisme, ça me choque de la part du président. La diminution du nombre de parlementaires couplée à la proportionnelle, c'est vraiment le choix des partis sur le pays, c'est une circonscription sur deux qui disparaît. C'est autant de Français moins représentés."