Annie Genevard : "Le débat, ça suffit !"

Annie Genevard, députée LR du Doubs, Vice présidente de l'Assemblée Nationale et Secrétaire générale des Républicains, était l’invitée politique de Patrick Roger le 3 avril sur Sud Radio, à retrouver du lundi au vendredi à 7h40.

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Que penser du débat sur le débat à l’Assemblée Nationale ? C’est la question posée à  la députée LR du Doubs, vice-présidente de l'Assemblée nationale, invitée du "petit déjeuner politique".

"Une démarche qui tourne en rond"

"À un moment, le débat, ça suffit, estime celle qui est également secrétaire générale des Républicains. Et le débat sur le débat, c’est un peu une démarche qui tourne en rond. Nous, ce que nous attendons, c’est d’examiner des propositions du gouvernement, de voter un collectif budgétaire et de débattre sur des décisions, des projets d’actions. Hier, ce qui était singulier, sur la transition énergétique et la fiscalité, c’est que les ministres ne pouvaient rien dire. Le président de la République a toutes les clés, dans une verticalité du pouvoir qui interroge. Nous les Républicains, nous avons avancé nos propres propositions."

Nomination de Sibeth Ndiaye : "Nous n’avons pas confiance du tout dans ce choix"

Que pense-t-elle des réactions suscitées par la nomination de Sibeth Ndiaye comme porte-parole du gouvernement ? "La nomination interroge, estime-t-elle. Les déclarations sur les mensonges de Sibeth Ndiaye sont problématiques. Elle est la voix du président, et plus encore maintenant. Nous n’avons pas confiance du tout dans ce choix. Je pense même que, pour elle, c’est très difficile. Elle a des relations difficiles avec la presse, ce n’est pas vraiment une façon de réconcilier le président de la République avec les Français. De nombreux députés dans la majorité auraient pu faire l’affaire. Choisir deux membres de son cabinet sur trois, c’est vraiment le repli sur son Aventin."

Egalement interrogée sur la démission du Président algérien après vingt années au pouvoir, Annie Genevard juge "important que l’Algérie réussisse cette transition de l’après Bouteflika. Le pouvoir était exercé par un entourage affairiste. Maintenant, il faut réussir l’après, que le pays ne tombe pas dans le chaos. Cette maturité dont les Algériens ont su faire preuve, il faut espérer qu’elle se poursuive. Du fait de l’histoire commune que nous avons, de la population algérienne nombreuse dans notre pays, les interrogations sont nombreuses."

 

 

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