Amadou (LREM) : "J'étais pour l’aéroport à NDDL, je regrette cette décision"

Députée (LREM) de la 4ème circonscription de Loire-Atlantique, Aude Amadou était l’invitée politique de Michaël Darmon ce samedi sur Sud Radio avec deux sujets principaux : l’abandon de l’aéroport de Notre-Dame-des-Landes et la loi olympique qui passera prochainement au Sénat.

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Ancienne handballeuse professionnelle, Aude Amadou a entamé ces dernières années une reconversion dans la politique, comme plusieurs autres sportifs avant elle (Guy Drut, Jean-François Lamour, David Douillet, Bernard Laporte…). Et c’est vers La République En Marche d'Emmanuel Macron que l’ancienne joueuse de Toulon ou encore Nice s’est tournée. "J'ai fini ma carrière professionnelle en 2012, même si je continue à jouer au niveau national. J’ai lu le livre Révolution d’Emmanuel Macron, qui ne m’avait pas entièrement convaincu. De manière très pragmatique, je suis allé dans un comité En Marche voir ce qu’il se passait, et j’y ai retrouvé ce que j’avais perdu dans le sport de haut niveau : une mixité sociale et culturelle", explique-t-elle au micro de Sud Radio ce samedi.

"Notre-Dame-des-Landes était devenu un psychodrame" 

Élue au printemps dernier députée de Loire-Atlantique, Aude Amadou était évidemment en première ligne pour le débat politique autour de Notre-Dame-des-Landes. Et alors que le Premier ministre Édouard Philippe a annoncé l’abandon du projet de nouvel aéroport, la députée, elle, avait un avis différent. "Ma circonscription est celle sur laquelle se situe l’aéroport actuel de Nantes-Atlantique, et je m’étais positionnée sur ce sujet pour le transfert de l’aéroport à Notre-Dame-des-Landes. Je suis donc déçue, c’est une décision que je regrette mais que je respecte, parce qu’il y a ce courage politique de trancher. C’était un dossier clivant sur notre territoire, les gouvernements se sont succédé et personne n’a su le gérer ou le régler. C’était clairement devenu un psychodrame. (…) Tous ceux qui ont eu un jour la possibilité de prendre une décision et d’agir sur ce sujet ne l’ont pas fait. Ils sont donc très mal placés pour dire qu’on aurait dû faire ceci ou cela", déclare-t-elle. 

Mais pour Aude Amadou, il reste encore du travail sur place en tant que députée locale. "L’évacuation de la ZAD est une priorité et je serai très vigilante à ce qu’elle se fasse entièrement. Toutes les personnes en situation irrégulière devront la quitter puisqu’ils n’ont plus de raison d’y rester. Pour moi, ce dossier n’est pas fini sur mon territoire. Il va falloir que je rassure les citoyens, que je leur donne les grands axes de ce réaménagement de Nantes-Atlantique, et surtout je serai vigilante sur les nouveaux points d’impact. Aujourd’hui, la commune de Saint-Aignan était déjà impactée par cet aéroport, et avec cet agrandissement j’aurai deux nouvelles communes concernées : Bouaye et Pont-Saint-Martin", rappelle-t-elle.

"La loi olympique parle de tout sauf de sport"

La native de Coutances s’est également exprimée sur le projet de loi olympique, dont elle fut le rapporteur à l’Assemblée nationale et qui sera examiné par le Sénat en février prochain. "Cette loi parle de tout sauf de sport, une loi très technique. Elle va apporter pour l’organisation des Jeux Olympiques un cadre en termes juridiques, en termes de financement, de transparence, d’éthique, d’urbanisme, de transport, etc.", explique-t-elle avant d’évoquer le risque de dérapage budgétaire pour ces Jeux Olympiques 2024 à Paris. "C'est aussi un objectif de cette loi : apporter un aspect dérogatoire pour pouvoir tenir les délais de livraison, car le dérapage peut s’effectuer sur ces délais. Pour ce qui est du budget, le Cojo (Comité d’Organisation des Jeux Olympiques) devra le maîtriser, et tout le monde aura un œil vigilant pour que ce soit le cas", insiste-t-elle.