A l’ONU , Emmanuel Macron se pose en anti-Trump

Emmanuel Macron et Donald trump se sont succédé à la tribune de l’ONU à New York. Ils assistaient, tout comme 130 autres chefs d’État et de gouvernement, à l’assemblée générale annuelle de l’ONU. Passant après Donald Trump, le président de la République française a répondu point par point au discours du président américain sans jamais le nommer.

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Une heure après Donald Trump, Emmanuel Macron a fait un discours de 45 minutes à la tribune de l’ONU. le président français a pris la défense du multilatéralisme. Et a appelé à ne plus signer d’accord commercial avec les pays ne respectant pas l’accord de Paris sans jamais citer les Etats-Unis. « Je crois profondément à la souveraineté des peuples et, dans le même temps, à une coopération renforcée. Nous ne gagnerons pas au XXIe siècle qu'avec un multilatéralisme fort. Je ne crois pas à un grand peuple mondialisé, mais je crois en des valeurs universelles. » a déclaré Emmanuel Macron.

Sur la crise iranienne, le président français a affirmé que « Certains ont choisi la loi du plus fort. Mais elle ne protège aucun peuple. Nous choisissons une autre voie : le multilatéralisme. « Une réponse à Donald Trump qui venait d’exposer son souhait d’ »isoler le régime iranien » en dénonçant la « dictature corrompue » aux pouvoirs à Téhéran selon lui et en accusant les dirigeants iraniens de semer le chaos, la mort et la destruction dans la région.

Emmanuel Macron a également déclaré que « la lutte contre les inégalités » serait la priorité du prochain G7 qui se déroulera à Biarritz à l’été 2019. Le chef de l’Etat français a par ailleurs souhaité « revoir en profondeur le format » du G7, en l’ouvrant à d’autres pays sans dire lesquels. Sur quasiment tous les dossiers évoqués, le président français s’est proclamé contre « la loi du plus fort », celle de l’administration Trump sans jamais la nommer. « La loi du plus fort et de la tentation pour chacun de suivre sa propre loi (…) Cette voie, celle de l’unilatéralisme, nous conduit directement au repli et au conflit, à la confrontation généralisée de tous contre tous, au détriment de chacun », a insisté Emmanuel Macron.