La France va prêter 430 millions d’euros à l’Irak pour sa reconstruction

Alors que l’Irak tente tant bien que mal d’en finir avec l’État Islamique sur son territoire, la question de la reconstruction se pose d’ores et déjà sur place. La France veut y apporter sa part.

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Si l’armée régulière irakienne n’a jamais été aussi proche d’éradiquer l’État Islamique de son territoire, de nombreux défis seront à relever une fois cette tâche accomplie. Dans un pays miné par une autorité centrale très fragilisée depuis la chute de Saddam Hussein et par des conflits entre minorités, la reconstruction ne sera pas une mince affaire. Une reconstruction à laquelle la France compte bien participer, au moins financièrement, comme l’a annoncé le ministère des Affaires étrangères.

"La France accompagnera la stabilisation et la reconstruction de l’Irak pour parvenir à une paix durable qui réconcilie l’ensemble des composantes de la société irakienne. C’est dans cette perspective que M. Jean-Yves Le Drian a confirmé l’octroi d’un prêt de 430 millions d’euros pour l’année 2017 à l’Irak. Ce prêt permettra au pays de faciliter l’obtention de programmes financiers internationaux, essentiels pour l’aider dans la phase de reconstruction", indique ainsi un communiqué du ministère.

Un coût de reconstruction entre 700 et 1000 milliards de dollars ?

Lors d’un entretien à Bagdad avec le Premier ministre irakien Haider al-Abadi, Jean-Yves Le Drian a indiqué à assurer à ce dernier que ce prêt serait débloqué avant la fin de l'année, affirme l’AFP. "La France a été présente dès le début des combats contre Daech, elle sera aussi présente dans la phase de paix qui s'ouvre désormais", a souligné le chef de la diplomatie au cours d'un déplacement conjoint avec la ministre française des Armées, Florence Parly.

Alors que le budget de l’Irak est fortement affecté par la lutte contre les jihadistes et la chute des cours du pétrole, ce prêt impose, comme ceux de la Banque mondiale, l'amélioration de la gestion des finances publiques et de la gouvernance des entreprises publiques, ainsi qu'une plus grande efficacité énergétique. D'autres pays ont déjà accordé des prêts de soutien budgétaire ou d'investissement à l'Irak, comme l'Allemagne (500 millions d'euros). La facture de la reconstruction irakienne est estimée entre 700 et 1 000 milliards de dollars après de longs et violents combats pour la reconquête de bastions jihadistes comme Mossoul.