Juan Jose Dorado : "On se dirige vers un gouvernement de coalition en Catalogne"

Juan Jose Dorado : "On se dirige vers un gouvernement de coalition en Catalogne"

Juan Jose Dorado (Journaliste et correspondant à Paris du magazine espagnol La Région) était ce mercredi l'invité de Véronique Jacquier dans le journal de 18h.

C'est demain jeudi que les habitants de la Catalogne sont appelés aux urnes pour les élections régionales anticipées après une campagne bien étrange, marquée par le référendum et la déclaration d'indépendance avortée, puis par l'exil de l'ex-chef de l'exécutif Carles Puigdemont en Belgique. Les Catalans vont-ils de nouveau accorder leur confiance aux indépendantistes ? C'est bien là tout l'enjeu. Analyse de la situation avec Juan José Dorado (Journaliste et correspondant à Paris du magazine espagnol La Région).

"Une campagne surréaliste"

Invité de Véronique Jacquier ce mercredi dans le Grand Journal de 18h, notre confrère hispanique insiste d'abord sur le côté inédit de la campagne, en raison du contexte particulier. "La campagne a été surréaliste parce que l'ex-président du gouvernement catalan est en exil (...) et parce que le vice-président, qui est tête de liste de la gauche républicaine catalane, est emprisonné", indique-t-il ainsi, tout en rappelant que ce type de situation s'est déjà produit en Espagne lorsque "des indépendantistes basques" avaient "présenté des membres emprisonnés de l'ETA", il y a quelques années.

Revenant par ailleurs sur le précédent du référendum, notre invité explique que le déroulé de ces élections sera particulièrement scruté pour éviter la moindre discorde, en ces temps de tensions entre la Catalogne et le pouvoir central de Madrid. "Ils feront très attention à ce qu'il peut se passer parce que tout le monde veut garantir la propreté de ce scrutin, aussi bien les uns que les autres. Il y a beaucoup en jeu et notamment une sortie de crise après des mois de tension", affirme-t-il. Quid des résultats ? "Ce que l'on sait déjà, c'est qu'il ne va pas y avoir une majorité claire d'un parti. Donc, pour former un gouvernement, il va falloir une coalition d'au moins trois partis, qu'ils soient constitutionnalistes ou indépendantistes", répond-t-il. "D'après les derniers sondages, on sait qu'au nombre de voix, ce sont plutôt les partis constitutionnalistes qui sont en tête (...) suivis de très près par les différents partis indépendantistes", poursuit-il, précisant que le scrutin s'annonce "très serré". Une inconnue demeure selon lui, la décision que prendra la formation Podemos, "quatrième force politique", qui "pour l'instant n'a pas choisi son camp".

"Aujourd'hui, on va vers un gouvernement de coalition, même si on dit déjà que ce sont plutôt les constitutionnalistes qui pourraient gagner avec notamment le parti de centre droit qui pourrait gouverner", conclu-t-il.

>> Retrouvez l'intégralité de l'interview de Juan Jose Dorado, invité du Grand Journal de 18h

 

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