Géraud Guibert : "On se dirige vers un véritable problème climatique"

Le lundi 23 septembre 2019, à New York, Antonio Guterres, le secrétaire général de l'ONU, convoque l’ensemble des chefs d’États et de gouvernement pour parler "ambition climatique". Emmanuel Macron est depuis dimanche soir à New-York pour ce sommet spécial.

Le Sommet Action Climat s’ouvre à New York le 23 septembre 2019.

Pour en parler, nous nous sommes entretenus avec Géraud Guibert, président de la Fabrique Écologique (Think et Do-Tank qui a pour objectif de promouvoir l'écologie et le développement durable) et spécialiste des questions écologiques.

 

"Le réchauffement climatique devient extrêmement préoccupant"

Selon la dernière estimation de l’Institut de recherche en sciences de l'environnement au sein de l'Institut Pierre Simon Laplace, en cas de scénario pessimiste (croissance économique rapide alimentée par des énergies fossiles), l’augmentation de la température moyenne globale atteindrait 6 à 7°C en 2100. "7 degrés, c’est bien entendu la hausse maximum, j’espère qu’on n’atteindra pas cette température", a réagi Géraud Guibert.

"Ce qui est sûr en revanche, c’est que tous les indices convergent aujourd’hui dans le sens d’un véritable problème climatique. Les années 2015-2020 auront été de loin les plus chaudes depuis qu’on mesure les températures. La température moyenne globale a déjà augmenté de 1,1 degré depuis le début de l’ère industrielle, et on voit bien que tout un tas de citoyens souffrent déjà de canicules et d’inondations. C’est un sujet qui devient extrêmement préoccupant", a-t-il poursuivi.

"Les sommets climatiques sont des caisses de résonance"

S’agissant de l’utilité de ces sommets, Géraud Guibert a déclaré : "je comprends très bien les critiques qui sont faites à l’encontre de ces sommets. En effet, les résultats sont souvent insuffisants. Mais imaginons un instant que les sommets n’existent pas, la mobilisation internationale aurait bien du mal à s’enclencher s’il n’y avait pas les caisses de résonance que représentent ces sommets. Il faut qu’à l’issue de ces sommets, chaque chef d’État puisse montrer que son pays est sur la bonne voie, ce qui est loin d’être le cas aujourd’hui".

Quant aux efforts individuels que chacun pourrait consentir pour contenir le réchauffement climatique, Géraud Guibert a déclaré : "pour arriver au résultat, il faut à la fois des décisions collectives et des efforts individuels. 2/3 des efforts correspondent aux décisions collectives, et 1/3 aux efforts individuels, tels qu'isoler son logement, changer ses méthodes de consommation ou encore bien choisir ses modes de transport".

 

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