Rachid M'Barki : "'Faites entrer l’accusé' est le reflet de la société"

L’émission mythique "Faites entrer l’accusé" revient tous les dimanches sur RMC Story. Depuis sa création en 2000, l’émission a couvert 250 affaires, a eu 4.000 intervenants et a touché 46 millions de téléspectateurs (en d’autres mots, 8 Français sur 10 ont vu au moins un épisode).

Dominique Rizet et Rachid M’Barki, invités de Valérie Expert dans "Le 10h - midi" sur Sud Radio.

Les présentateurs de "Faites entrer l’accusé", Rachid M’Barki et Dominique Rizet, étaient les invités de Valérie Expert et Gilles Ganzmann sur Sud Radio le 14 octobre 2020 dans "Le 10h - midi".

 

"La justice, c’est quelque chose qui me parle"

Rachid M'Barki avoue adorer travailler sur cette émission. "C’est quelque chose d’extraordinaire pour moi. La matière policière et judiciaire est une matière que je connais très bien. Avant, à BFMTV, j’étais au service Police-Justice. C’est quelque chose qui me parle, et je vous passe mes études de droit."

Interrogé sur les critères qui lui font choisir telle ou telle affaire, Rachid M'Barki a répondu : "il faut que l’affaire soit définitivement jugée. Cela permet de revenir en totalité sur le dossier, d’avoir des témoignages sans enjeux de la part des familles de victimes, des avocats, parfois mêmes des magistrats. Et puis il faut que ce soit le reflet de notre société judiciaire".

 

"L'institution judiciaire se débat au milieu d’un manque de moyens"

Alors, comment l’équipe de "Faites entrer l’accusé" travaille-t-elle ? "On récupère les pièces du dossier parce que l’affaire est close. Le dossier est archivé quelque part au greffe du tribunal, les avocats en ont des copies. Et puis, il y a souvent un procès en instance et un procès en appel. Et à chaque fois il y a diffusion.

"'Faites entrer l’accusé' est le reflet de la société. C’est une histoire humaine. Ensuite vous avez cette institution judiciaire qui se débat au milieu d’un manque de moyens, de ces difficultés du quotidien pour avoir de l’argent pour faire des analyses pour rechercher l’ADN. Et donc, quand vous utilisez moins d’argent sur une affaire, ça fait plus d’argent pour aller rechercher d’autres voleurs, cambrioleurs et violeurs."

 

"Il y a des magistrats qui ne sont pas concernés par leur boulot malheureusement"

"La très grande majorité des magistrats font du bon boulot, et puis il y a les feignants. Il y a des gens qui ne sont pas concernés par leur boulot malheureusement, il y en a quelques-uns. Sur les 250 affaires, on en a traité une vingtaine où les magistrats se sont désintéressés du dossier et où les gens ont été obligés de venir leur piquer les fesses pour les faire bouger. Il y a des magistrats qui s’endorment sur leurs dossiers. Il y a des magistrats qui ne pensent qu’à obtenir une mutation dans un coin de la France où ils sont bien : trois ans ici, trois ans là-bas. Et c’est bien qu’il y ait aujourd’hui un Garde des Sceaux, ancien avocat, qui leur dit : Messieurs, un petit peu de modestie, un peu plus d'humilité", a ajouté Dominique Rizet.

Et son binôme ? "Rachid est un vrai journaliste police de terrain. Et puis je voulais un garçon, c’est plus facile de raconter des histoires de viol à un garçon en le regardant dans les yeux."

 

 

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Retrouvez l'invité média de Valérie Expert et Gilles Ganzmann du lundi au vendredi à partir de 10h00 sur Sud Radio dans "Le 10h - midi".

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